Hot Pants

Paris

Ceux qui ont vu les Hot Pants sur scène au cours de leur brève existence (mais néanmoins très nombreux concerts), ne s’en sont toujours pas remis. Ce groupe était une machine de guerre contre la morosité et la branchitude de certains publics de l’époque, associant la présence bondissante de Manu Chao à la rigueur rock’n’roll des trois autres, impossible de résister à l’appelle du “Junky Beat” !

Les Hot Pants se forment à partir de deux groupes de banlieue branchés Rockab / Rythm’n’blues: Parachute et les Joints de Culasse. Ces derniers, avec Manu au chant, sortent même un album de classiques rock’n’roll pour supermarché “Super Boum Rock’n’roll” (honteux de la pochette, le groupe vendra même quelques copies passées à la bombe à peinture) sur lequel on peut entendre le brouillon des futurs Hot Pants.

Les Hot Pants répètent à l’Usine à Sèvres d’où sortiront bons nombres de groupes de la mouvance alternative. Le groupe tourne un peu partout et leur rock’n’roll festif fait mouche à chaque fois.

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Hélas, la promotion de l’album “loco Mosquito” est quasi-inexistante et le groupe se saborde à la sortie de l’album suite à la divergence de vue sur l’évolution du groupe comme le déclare Manu à Nineteen en 87: “Les Hot Pants sont morts en douceur. On a pris la décision après une période assez longue pendant laquelle on se rendait compte qu’on arrivait plus à rien, que les uns et les autres, nous voyions différemment l’avenir du groupe, et que ces différences n’étaient plus conciliables. on n’avait pas mis au point un seul nouveau morceau depuis six mois… Je voulais faire évoluer le groupe dans un sens et les autres étaient réticents.”

Manu, devenu trop à l’étroit dans les Hot Pants, va former son projet “alterno-mondialo-festif’ la Mano Negra avec le succès que l’on sait. On y retrouve Santi, batteur des Hot Pants, qui deviendra directeur artistique chez Universal (le comble pour un ancien alternatif!).

Le reste du groupe rejoint Daniel Jeanrenaud dans la deuxième formule des excellents Kingsnakes. Après la séparation de ceux-ci en 91, Jean-Marc, le bassiste, participe au groupe de chanson française “Au Petit Bonheur” alors que Pascal rejoint Chihuahua puis les Rois avant de sortir un album solo ‘La vie en vrac”.

Source Remi “Teenagers Electriques”

 

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