28 octobre 2006 Brigitte Bop à Strasbourg “La Grotte”

Encore un départ aux aurores matinales (10 H) pour un voyage qui nous a paru interminable, entrecoupé d’arrêts sur les aires d’autoroutes les plus poucraves de la terre. Et encore, je me plains mais j’ai roupillé presque tout le long. Heureusement, l’arrivée dans la périphérie strasbourgeoise est plus accueillante avec les bâtiments Heinenken, Fischer, Ikea … Grâce à Mappy et à un sens de l’orientation particulièrement développé chez Charles « Œil de lynx », on arrive à la Grotte à 18 heures moins 10, c’est à dire avec 10 minutes d’avance. A tel point qu’on est obligé d’attendre l’arrivée des autorités associatives sur le trottoir comme le premier lécheur de vitrine venu, en constatant avec un plaisir bien dissimulé que l’accès à la salle se fait par un escalier en colimaçon ! C’est toujours sympa avec nos gros amplis de hard-rockeurs ! L’arrivée du sonoman nous libère de notre léthargie post-autoroutale et on décharge le matos par le fuckin’escalier précité. La salle est sympa et tient bien son nom de Grotte. La traditionnelle balance consiste à coller du PQ et du scotch sur la batterie et à baisser le volume des amplis en raison de la présence d’un tue-l’amour redoutable : le décibélomètre qui fait tilter la sono si on dépasse les 100 Db de moyenne. Même sur l’autoroute on peut pousser à 130 !!! Il n’y a pas de justice : Enfin, en bons républicains, on se plie à la Loi Voynet (merci Domi !) et au respect des esgourdes alsaciennes. Après ce limbo sonore, on s’est tapé une tournée de Meteor, on a papoté et on est allé manger une autre spécialité locale : Le Wok Thaï (Taï-Luc aurait été fier de nous !), non sans avoir essayé de nous taper une bonne flammküche dans une taverne, mais on n’a pas supporté le groupe de pseudo blues rock qui jouait du sous-U2 au violoncelle. C’est donc après un bon bol de nouilles au bœuf sauce aigre douce qu’on est monté sur scène. La trentaine de personnes présentes avait visiblement envie de passer un bon moment. Ca tombe bien, nous aussi. On a donc essayé de passer outre le faible niveau sonore (sauf Yann qui s’est monté, le fourbe) et de profiter de la bonne taille de la scène. Ajoutez à ça quelques blagues de bon goût sur les proches voisins allemands, le retour à la mode du Moyen-âge et l’âge de certain(e)s dans la public et le tour est joué ! Un concert plutôt sympa avec un public plutôt sympa aussi et un rappel à rallonge qui a notamment ravi les petits jeunes du 1er rang. Après ça, on a fait un peu de biz, on a pris quelques contacts pour revenir alsacier l’année prochaine, on a papoté sur fond de Meteor et d’eau gazeuse et on est finalement allé se coucher gentiment chez la chef de la Grotte, après avoir traversé la moitié de la ville à pied et touristé quelques monuments incontournables dans la douceur nocturne de l’été alsaco-indien. Après une courte nuit et un bon petit déj’, on s’est recogné nos 7 heures de route. Pour passer le temps, Yann a joué à Cocolaricolala avec Gob et à Gofio avec Lolux (aka le Kiki de tous les kikis avec sa nouvelle coupe de tif). Gob a lu des revues spécialisées avec des photos de nonnes copieusement nichonnées, pendant qu’avec Charles, on roupillait tranquilos. Grâce au passage à l’heure d’hiver et à un 4×4 breton pas pressé, on a déchargé le matos de nuit et chacun est rentré dans ses pénates. Prochaine étape : l’enregistrement de l’album !

Extrait du site Brigitte Bop