Collectif d’Activités Musicales (le CAM)

… et s’il n’y avait pas eu le CAM à Donneville, Flo, Tania et Liberto et tous les autres ? Il faudra tout de même qu’on en parle… “En 1981, Floréal Martorell, de Donneville, passionné de musique crée le CAM, Collectif d’Activités Musicales avec l’installation de locaux pour les répétitions de groupes musicaux…” UN POULAILLER AUX DISQUES D’OR À Donneville, chez Floréal Martorell, c’est dans les anciens poulaillers de ses parents que l’on entend le chant des disques d’or. « J’ai fait le maçon pour aménager vingt salles de répétition et le studio d’enregistrement depuis 2001. » En 1981, les premiers à répéter ont été Les Fils de Joie, les Diam’s, Rosemary’s Babies, toute la scène rock de Toulouse, mais aussi Pauline Esther. C’était le seul endroit de la région. « En 1987, j’ai créé l’association le CAM, Collectivité d’Activité Musicales puis Eurokka qui m’a permis de créer un label indépendant, Vinilkosmo. Il produit, édite et distribue des productions discographiques d’artistes et de groupes d’Espéranto rock, folk, pop, électro et musiques du monde. Mais nous n’abandonnons pas la scène rock, pop, etc.. En association avec le Studio La Trappe et mon ami ingénieur du son Triboulet, nous enregistrons des groupes ici. » Sont passés, entre autres, Les Ablettes, Fly and The Tox, Les Bubblies et leur « Bubblegum explosion », le premier album de France enregistré sur une clé USB, Experience (Michel Cloup des ex-Diabologum). « Le Bubblies, on l’a fait avec Nick Mansano qui a mixé des titres Noir Désir », ajoute, fier, Triboulet avec son look de rocker très Clash. UN STUDIO DIGNE DE CELUI DES BEATLES Floréal songeait-il à un succès en sol majeur ? « Tout s’est passé par le bouche à oreille. Il faut dire que l’on a un super-studio avec trois salles de prise de son. Je peux en construire une autre. Et depuis juillet, nous avons un gîte musical où se logent les musiciens. En ce moment, il y a le groupe reggae, Living Soul. » Triboulet, toujours batteur du groupe Ska War, est sur la même longueur d’ondes : « Ici, on enregistre dans des conditions roots, live. Nous avons une table de mixage à lampes de 1963, les consoles Altec des Beatles, des Ampex des Motown, des micros des années soixante. Nous sortons un son pur. On peut tout mixer, tout masteriser. On a bossé les sons avec Dyonisos. On est hyperouvert. » Laurent Conreu La Dépêche, le 31 Janvier 2007

Extrait des archives du rock toulousain