3 septembre 2005 Limited Talent, Zygomatic Zone, Brigitte Bop à Saint George sur Arnon

What a fuckin’Back in eul’Berry night !!! Traduction : En v’là un bon p’tit concert eud’rentrée !!! Allez roulez jeunesse, je vais essayer de la faire courte. Tout a commencé par une bonne heure de Vito sous le soleil sur fond de punk rock et d’aisselles rapidement humides et nauséabondes. Passage éclair dans le Cher pour tauper le Yann qui vient de se dégotter une nouvelle basse aux puces musicales de Bourges le matin même. Serait-ce la fin de la fameuse Rickenbacker qui a fait fantasmer tant de bassistes ? Faut voir ! De son côté, le soleil cogne encore bien quand on déboule à Saint George sur Arnon. Tout le monde s’en fout, mais c’est notre premier concert dans l’Indre, alors on le dit ! Les Zygo (comme on dit à Vierzon) finissent de balancer, alors on dit bonjour, on se rafraîchit et on va balancer aussi, parce que c’est pas tout ça, mais il fait beau, on est à la campagne, on a du temps, alors on va peut-être pouvoir se lancer dans le Pétank Champion Ship 2005-2006. Et bien on s’y est lancé … et j’en connais 2 qui ont atterri lourdement ! Mon sens de l’honneur sportif et ma désormais mythique modestie m’empêchent de vous dévoiler les scores en détail. Sachez juste qu’en 5 mènes, nous avons marqué 61 points et eux 30. Bref, ce que les spécialistes locaux ont pu qualifier de “Fi d’putain, quelle sacré dérouillée !” Mais revenons à nos boutons. Cette débauche de sportivité nous a emmené tranquillos à leur du repas : un succulent mélange de Chili con carne et de merguez-frites. La Classe ! La nuit commence à tomber sur la campagne berrichonne mais le bucolisme ambiant est vite assommé à coup de décibels par l’arrivée du 1er groupe sur scène. Limited talent, combo issoldunois (traduction : une groupe d’Issoudun) avec un bon chanteur mais qui en fait un peu trop à la guitare. Des bons morceaux bien rock mais aussi des trucs plus planants. Sympas dans l’ensemble mais un peu long quand même. Les Zygo ont pris la suite et ont tenté de faire danser un public aussi clairsemé que familial (et vice-versa). Ca a fonctionné avec les plus jeunes et ils étaient à la bonne place pour parler d’arbre, de soleil et d’amitié (c’est pas pour rien que leur label s’appelle Pekor !). Après ça, on y est allé. Pour l’occasion, on a fait péter les sun glasses en imitation plastoc façon Toy Dolls d’opérette. La Classe, à part Gob qui s’est mis à chanter comme le chanteur des TV Killers, mais ça n’a pas duré longtemps. Dans l’ensemble, on n’a pas trop mal joué, l’équilibre enchainement-racontage de conneries a atteint un stade de perfection rarement égalé et malgré le peu de public, on s’est bien marré. Il faut dire qu’avec les lunettes de soleil à 1 heure du mat’ et les sunlights dans le tronche, on n’y voit pas à 2 mètres. Ce qui nous a permis de faire moult blague de fort bon goût sur Chirac, Ray Charles et la cécité en général. A noter que les paroles de “Moi, demain” ont disparu au profit des paroles de “Porcherie”. Et aussi, on a fait le medley des Ludwig auquel on a rajouté un New Orleans de circonstance. Comment ? Des petits cons ? Ha oui, on est vraiment des petits cons !!! Enfin, après un rappel tout à fait mérité, on a plié les gaules. Lolux et Yann sont allés soutenir une poignée d’irréductibles berrichons dans le vidage des fûts eud’bière. Charles l’a joué petit bras et est rentré se coucher rapidement (le bienheureux). Gob dormait debout et moi, j’attendais que la victoire du pochtron sur la mécanique à pression pour ramener tout ce petit monde au dodo. Vous ai-je déjà dit que la patience fait partie de mes nombreuses qualités, à quasi égalité avec la modestie, l’humour et la Classe à la pétanque ? Et bien elle a tenu bon, malgré les assauts répétés de la section rythmique, fortement influencée les représentants de l’ULAAFS (l’Union Locale des Alcooliques Anonymes Fans de la Souris). Sur le coup de 4 heure du mat’, on a décollé des bords de l’Arnon pour atterrir … 30 mètres plus loin, chez Fifi. Vers 5 heures, après avoir régler son compte à une bouteille de Cognac, on s’est retrouvé chez Monsieur Titou (“C’est sur la route” qu’ils disaient !). Yann a mis le voyage à profit pour remplir méthodiquement un sac plastique avec les restes prédigérés de son Chili con carne. “Quel joli mariage de couleur” comme disait le fameux poète breton. Enfin, après avoir chanté du Bulldozer pour les plus vieux, bu de la vodka pour les plus jeunes et piqué un petit roupillon pour moi, on a réussi à prendre le chemin de Mehun sur Yèvre pour aller dormir quelques heures chez Yann. Le lendemain fut un dimanche de lendemain de concert comme tant d’autres. On a pris le petit dèj’en écoutant les Clache et les Clash et on est rentré à la maison en écoutant Terrorgruppe. Y a pas à dire, le punk allemand, sur la route, le dimanche midi avec 40 ° dans le Vito, ça l’fait carrément !

Extrait du site Brigitte Bop