21 juin 2005 Les Clache, Splatch, Les Privés « Bar Carreau des Halles » + New Bomb Turks

Fête de la musique

Une soirée placée sous le signe du mythisme : un lieu mythique, on a repris un groupe mythique, on a joué avec un groupe orléanais mythique et on a failli voir un groupe mythique ! Et tout ça un mardi soir, s’il vous plaît !!! Le lieu d’abord : le Carreau des Halles. Une image de bar rock n’ roll qui lui colle au zinc pire qu’un sous-bock détrempé. Ceci notamment grâce à la faune des habitués : « mes cocos » comme dit affectueusement la patronne. Le groupe ensuite. Ben oui, j’vous colle un compte-rendu ici, mais pour la première fois, ce n’est pas d’un concert de Brigitte Bop, mais des Clache, notre « The Clash tribute band side project », comme dirait Charles, s’il avait un peu plus bossé quand il était en Fac de Langues. Encore un coup de mythisme avec les Privés, qui sont venus pousser la chansonnette au Carreau, pour la raison évoquée une peu au-dessus. Pour les ignares, les moins de 20 ans et les non-orléanais (ce qui commence à faire pas mal de monde …), les Privés furent une des gloires du rock orléanais des 80’s. Ils se sont reformés récemment à l’occasion du Twenty Yeah, festivité culturo-pictoro-historico-rock n’rollienne destinée à fêter 20 ans de Rock à Orléans, dont Gob a mis 4 jours à se remettre. Enfin, on a raté à 5 minutes un mini-show improvisé des New Bomb Turks. Ceux qui ont vu ne s’en sont pas encore remis ! Mais bon, revenons à l’essentiel, c’est- à-dire nous et plus précisément : moi. Je déboule devant le Carreau sur mon fidèle VTC 15 vitesses Decathlon pile poil au moment où Lolux range le Vito … après l’avoir vider entièrement. Ho zut alors ! Richard et ses Splatch sont déjà en train d’installer la sono. On papote et on finit d’installer à un rythme plutôt estival de circonstance. Ben oui, c’est l’été aujourd’hui, et d’ailleurs, il fait chaud. C’est plus un temps à boire de la grenadine dans le jardin plutôt que de s’exciter sur une guitare d’occas’. Mais c’est la fête de la muzik, on a le droit de faire du bruit dehors, alors, on en profite ! D’autant que cette fois-ci, c’est un peu spécial puisqu’on a décidé de se bosser un set complet (même si assez léger) de reprises des Clash. L’objectif était de le jouer à la fête de la musique et de le faire éventuellement de temps en temps. On avait fait un peu de pub et pas mal de gens avait l’air intéressés de voir ça. Et nous alors ! On a donc réussi à préparer une dizaine de morceaux plus ou moins adaptés à notre sauce et un medley. Pour les puristes, voici la liste : Career opportunities, Janie Jones, 1977, Clampdown, Bankrobber, White man in Hammersmith Palais, London’s burning, What’s my name, medley : Clash City rockers / Tommy Gun / Guns of Brixton / Garageland, White riot. Et le moment fatidique est arrivé. Il est 9 heures moins quart, il fait encore jour, il n’y a pas grand monde, mais on se lance ! « Bonsoir, vous avez chaud, on a peur, alors on y va ! On s’appelle Les Clache ! » Les morceaux passent plutôt pas trop mal dans l’ensemble, le son est correct et l’affaire est réglée en un petite demi-heure. C’est fini, on est content et le public aussi, c’était le but, alors tant mieux ! On est félicité par des types aux cheveux blancs qui nous disent que ça leur a rappelé de bons souvenirs. Cool ! Les Privés s’installent rapidement et balancent un rock assez propre qui fleure bon les années 80. Les quadra du Carreau sont aux anges. Et l’ambiance est bon enfant. Jack Lang serait content. C’est Splatch qui prend la place. Pendant qu’ils s’installent, on tente d’aller voir les New Bomb Turks que la rumeur populaire annonce dans un autre rade pas trop loin. Malheureusement, on arrive trop tard. Les ricains sont bien là, mais ils viennent de lâcher les instruments et de reprendre les bières. Tant pis, « US go home », nous on va voir les Splatch ! C’est le nouveau groupe de Richard, ex-chanteur des Excités. Pour le coup, ça change des Excités : un trio claviers-guitare-chant sur des rythmes parfois franchement techno-transe. Evidemment, ça me rappelle les Zygomatik Zone, car là aussi, ça reste très punk dans l’esprit. Il y a de vrais tubes, quelques morceaux un peu longs (comme souvent avec ce genre de musiques taillées pour la danse) et des paroles 100 % Richard comme on les aime ! Quoi d’autre ? Ha si, j’aime bien la voix du chanteur. La foule est encore dense vers 23 H 30 quand on reprend les instruments pour balancer une deuxième salve de Clache. On est moins stressé que la première fois et on est donc plus à l’aise. Donc, on enchaîne un peu moins, on raconte des conneries. Il y a aussi plus de monde mais toujours autant de gens qui ont l’air content d’entendre du Clash. La plus fan étant certainement la petit Lena, fille de Rem (des RNCS) qui a carrément décidé d’entamer sa descente, pour la plus grande joie de sa maman qui a filé directement à la Maternité ! Bienvenue à toi, Lena ! A la fin du set, il n’y avait malheureusement plus assez de temps pour que les Splatch remettent le couvert comme prévu, on finit donc la soirée avec des morceaux de Brigitte Bop et rendez-vous l’année prochaine pour une 6ème Fête de la Muzik au Carrreau (on a déjà réservé la date). Quant aux Clache, il se pourrait bien qu’on les ressorte un de ces quatre dans le Berry … ou ailleurs. A suivre … PS : je crois que je me suis un peu emporté au début de ce « Week-end sauvage du mardi soir » avec mon mythisme … Après vérification, le terme mythe devrait suffire. Les lecteurs qui n’ont pas redoublé leur CE2 (et je sais qu’ils sont nombreux !) auront réctifié d’eux-même.

Extrait du site Brigitte Bop