18 février 2005 M 26-7, Brigitte Bop à Aulnoye Aymeries «Terminus»

Et c’est parti pour cette “pas si Small que ça Stages North Tour 2005 – 2ème époque”. Parti tôt même, vu qu’on a décollé à 13 h 30 pour pouvoir traverser la Kapitale (Comme disait Karl M.) avant l’invasion du périph’ par les franciliens assoiffés de vacances. Et on a réussi ! Du coup, après un voyage sans encombre, on décide de passer par Cambrai (de toute façon, c’est sur la route) pour se ravitailler en baguettes et médiator. Et devinez sur qui on tombe au 1er feu ? Les M 26-7 brothers ! La Classe américaine ! Pour la peine, on les accompagne pour récupérer leur matos et on va s’en jeter une au Rocket, dans une ambiance plus calme que la dernière fois ! Hey ho let’s go ! On s’arrache quand même pour le fin fonds du 59, le purgatoire des baraques à frites, le Terminus des RMIstes : Aulnoyes Aymeries City beach. Le rade est en face de la Gare (“alors, un peu d’entrain” comme disait Nico M 26-7). On décharge le matos et avec Charles, on file réserver le Formule ouane sur Maubeuge, qu’on finit péniblement par trouver, pas grâce aux indications du pompiste rural à qui on a demandé notre chemin et qui nous a certifié que l’hôtel n’existait plus depuis longtemps ! C’est-y qu’on n’aimerait pas les touristes dans le coin ? Enfin, on sait où on dormira ce soir, on peut retourner au Terminus porter la bonne parole du Rock n’ roll sur le Maubeugeois, mission délicate s’il en est ! Le temps d’un jambon-beurre-Jupiler et le reste du M 26-7 Boys band nous rejoint. On papote, on apérote, on racontote des conneries et il est l’heure d’aller au charbon (c’est marrant ça dans le coin, je la ressortirait). Bizarrement, le public préfère rester autour du zinc et laisse donc un grand vide devant la petite scène, ce qui ne les empêche pas d’apprécier et d’encourager la très bonne prestation des M 26-7. Nico est en forme (mais en forme de quoi ? c’est la question) et donne dans la blague pas fine qui fait mouche, Max, le choriste-jongleur a enfin la place pour jongler et grimacer, Gros Mille assure comme un Vérole du vendredi soir et la section rythmique porte le tout avec ardeur (c’est beau ! J’suis sûr que l’barbu d’la Voix du Nord n’a pas fait mieux ! Peut-être même qu’il n’a rien écrit, vu qu’il a été accueilli par les M 26-7 au cri de “Qui ch’est qui pu ??? Ch’est l’barbu !”). Pour finir ce sacrément bon concert, on est allé pousser la chansonnette (et la connerie aussi) avec eux pour les reprises des Bérus, des Cadavres et de Chuck Berry. On a pris la suite pour un concert où l’équilibre entre punk-rock et conneries-bla-bla n’a pas toujours été à l’avantage du 1er. C’est vrai que ce n’est pas facile de jouer à 4 mètres du public, avec un grand vide devant soi, parfois combler par un relou du genre “je peux jouer avec ta guitare ?” et “Tu sais jouer machin-truc des Doors”. Fais pas chier ou je lâche le Yann !!! Bref, la quarantaine de personnes présente semble avoir apprécier mais ça n’a pas été facile pour nous. Enfin, surtout pour Yann qui a trouvé que j’avais trop parlé, pas assez enchaîner, qui n’a pas réussi à se mettre dedans, etc … notre Yann quoi ! En résumé, un concert qui ne restera pas dans nos annales (et c’est pas plus mal, parce que ça gratte), pas mal de conneries mais rien d’inoubliable, un public éloigné mais sympathique et qui a eu l’air d’apprécier quand même, pas de rappel pour autant. Mais pour un vendredi soir sous la pluie à Aulnoye Ayméries (on dirait un titre de chanson), c’est pas si mal. A noter la performance du Bébert local qui a fait les lights toute la soirée avec un interrupteur situé largement au-dessus de sa tête. Merci à lui ! Après ça, on a finit les bières, on a rangé le matos, on a discuté avec des jeunes qui aiment le rock et des vieux fans de Jonialidé qui ont pris, je crois, le morceau “Comme mon idole” au 1er degré. On n’a pas eu le coeur de les décevoir ! Finalement, on ne s’est pas éternisé et à 2 H et demi, on était à l’hôtel.

Extrait du site Brigitte Bop