29 janvier 2005 M 26-7, Brigitte Bop à Cambrai « Le Rocket »

On se fait tèj’ de l’hôtel vers midi après avoir pas assez et mal dormi (quel est l’abruti qui a eu l’idée de construire une voie express à côté de l’hôtel !). On traverse la voie express (construite par l’abruti précité) et on va casser la graine au Courtepaille. Ca nous a coûté la peau du zob, mais on est sorti rassasié. Bon d’accord, hôtel + resto, c’est pas très « Week-end sauvage », mais des fois, ça fait du bien, bordel ! Sur ce, direction le Backstage pour récupérer le matos, avec un détour par Lille (3/4 d’heure minimum) pour cause de sieste des pilote et co-pilote. C’est pas grave, on écoute la bande son du Grand Détournement et Didier Super en rigolant bêtement (surtout moi, d’ailleurs). On récupère finalement le matos, on se fout de la gueule du pyjama de Rodolphe (photos sur demande), on se prend en photo sous tous les angles et on s’arrache à Cambrai pour le 2ème set, comme disent les tennismaniens. Une petite pause télé – roupillon dans notre Formule 1 préféré (ça doit être la 5ème fois qu’on y vient et pourtant le digicode ne nous reconnaît toujours pas !) et on file retrouver les M 26-7 au Rocket, joli bar en plein centre ville : la déco est classe et le patron a une crête. Par contre, ce n’est pas grand, mais c’est normal, c’est le « Small Stages North Tour 2005 – première époque ». On est tous un peu comateux, alors c’est pas la grande efficacité pour l’installation du matos, mais on y arrive quand même petit à petit entre 3 bières et 2 grogs car Lolux est dans un piteux état (il éternue, il mouche, il entorse, une vrai loque). Le grog l’a remis d’aplomb, mais ça ne l’empêchera pas de finir la soirée dans un autre style de piteux état ! Le public commence à remplir le bar, le temps de s’enfiler une pizza entre les chiottes et le flipper (je me comprends) et hop, les M 26-7 remettent le couvert. Les mêmes morceaux (bande de feignants) mais avec un public plus rock n’roll, ça le fait bien et le final avec la reprise des Mineurs en danger des BxN avec poings levés et tout le bar qui reprend en chœur, c’est beau, on se croirait dans « les Choristes ». On prend la suite dans le peu de place que nous laisse le public et encore, il a fallu jouer du manche (je me comprends toujours). On raconte pas mal de conneries, on fait pas mal de pains amis ça reste dans les limites du raisonnable. On est obligé d’enchaîner car dès qu’il y a un blanc, Yann, le patron des lieux cogne sur son bar à coup de batte ou pète des verres en les balançant par terre tout en éructant des « Motherfucker » du plus bel effet. Pareil quand on essaie d’arrêter à une heure pourtant déjà bien avancée. En plus, le public, qui était resté assez calme pendant le set, a atteint le seuil d’alcoolémie nécessaire au pogo sauvage et au slam alors qu’il n’y a même pas de scène, au moment où on avait prévu d’arrêter. Donc, on enchaîne les rappels dans une ambiance apocalyptique et on finit par un bœuf avec les M 26-7 sur Blitzkrieg Bop, les Rats et une dernière fois les Bérus. Ouf, on est sorti indemne ! On remballe et on papote une fois de plus avec tout un tas de gens sympas. A l’heure de la fermeture, Yann Rocket arrive enfin à faire sortir tout le monde en utilisant l’extincteur : la peur de s’en prendre plein la tronche fait sortir les plus sereins, tous n’ont pas cette chance ! Après la fermeture du rideau de fer, on continue à discutailler dans le bar. Yann continue à péter les plombs et les verres, Lolux, qui commence à être bien dans le mouv,’s’y met aussi. C’est mieux qu’à la télé ! Finalement, on arrive à arracher Lolux des bras de sa nouvelle famille après des adieux déchirants et un échange de cadeaux rituels à base de malabar et de bouteilles de Gin. Je ramène toute l’équipe au Formule ouane en me demandant comment je vais réussir à raconter dans un compte-rendu virtuel. Je ne suis pas sûr d’y être arriver, mais je vous jure que j’ai essayé. Et dire qu’on y retourne dans 3 semaines ! Il va falloir récupérer rapidement ! Si vous croyez que c’est facile de se réinsérer dans la vie active après un week-end comme ça !

Extrait du site Brigitte Bop