18 décembre 2004 Hors Service, Garage Lopez, Brigitte Bop à Villefranche sur Saône « Karikal Rock Kafé »

Strummer Night Fever

Allez hop, c’est parti pour le Last show of ze year comme disent les Burnigeds ! En plus, c’est une soirée hommage à Joe Strummer et, vous l’avez peut-être remarqué, mais on aime bien les Clash chez nous ! Et enfin, c’est notre 22ème concert de l’année. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous, ça veut dire beaucoup ! Non, je déconne, mais 22 concerts dans l’année, c’est notre record et on est content ! Et quand on est content, on le dit ! C’est tout ! Pour fêter cet heureux événement, on décolle aux aurores (11 h 30 du matin), on va choper le matos et, exceptionnellement, on file chercher Yann at home, comme disent les Wash’. En chemin, on s’en tape une bonne tranche en écoutant l’album de Didier Super. Trop fort !!! On reste dans l’exceptionnel car on arrive à récupérer Yann sans tazonner pendant des heures. Un casse-dalle (même pas triangulaire, on est sur les petites routes) tout en roulant et en écoutant l’excellent dernier album de No Milk (élu Album de la semaine à l’unanimité de Charles et moi), à découvrir de toute urgence, et enfin, fait exceptionnel parmi les faits exceptionnels : on arrive en avance à Villefranche, qui est tellement belle avec ses illuminations de No Hell et ses consommateurs pressés glissant sur le béton grisâtre qu’on se croirait à Joué les Tours ! On découvre donc le très joli Karikal Rock Kafé, nouveau Caf’conc’dusixtynaïne comme disait Pantera. On s’installe tranquillement et on en profite pour répéter notre nouvelle reprise du Clash : l’homme blanc dans le Palais du marteau- smith. On fait accessoirement la balance et on laisse la place aux Garage Lopez puis au Hors service, arrivés sur ces entrefaits. On se retrouve ensuite tous dans le backstèdge, comme dit André Rieu. En l’occurrence, c’est une grande pièce conviviale qui fait aussi salle à manger, petit salon, coin détente, catering, espace massage et relaxation (chercher l’intrus). S’en suit l’immuable et pourtant fort appréciable rituel gustavo-discutatif de la franche camaraderie de la grande famille du wack n’woll, comme disait Balzac : papotage, copinage, discutage, mangeage (Vérigoud, comme dit Chuck Berry) et reposage. Je vous la fait « raccourcie » car tout ça nous emmène à 22 H 30 et il est temps pour Hors service d’aller balancer son putain de bon punk rock des familles, comme dit Philippe Manœuvre. Un bon concert pour un bon groupe, simple et efficace comme on les aime, comme dit Michel Drucker. A noter pour l’occasion une paire de reprises du Clash de fort bonne facture, comme disent les ébénistes. Les Lopez prennent la suite, mais les ¾ du public pense voir Brigitte Bop et ont dû se dire que finalement, c’est mieux sur disque. En effet, en quittant la scène, les HS ont annoncé 2 fois de suite : « on vous laisse avec B Bop et les Lopettes, avec l’humour potache qu’on leur connaît, se sont aussi présentés comme les B Bop. Kolossal Finesse, comme disait Hebert von Karajan. A part ça, le concert des Lopez fut correct. Peu de fioriture mais pas mal de nouveaux morceaux (pour moi en tout cas). A noter une bonne reprise des Cramps, pour une soirée hommage au chanteur des Clash, c’est pas si mal, il y a 3 lettres en commun dans le nom ! Et toujours l’apocalypse sur leur reprise finale des Sheriff ! Au fait, je ne vous ai pas dit : entre chaque groupe, on a droit d’écouter les Clash. Et bien moi je dis que ça devrait être comme ça dans tous les concerts ! On monte enfin sur scène alors qu’on est dimanche depuis déjà pas mal de temps. On tente désespérément d’expliquer au public qu’ils viennent de voir les Garage Lopez et que c’est nous les vrais Brigitte Bop. Je suis sûr que la plupart ne nous croient pas ! Tant pis, on balance la purée, comme disent Maïté et Rocco Siffredi, mais pour des raisons différentes ! On n’pas beaucoup de place, alors on bouge pas trop. De toute façon, Lolux est bourré, Yann est tout mou et Charles pas à l’aise. D’ailleurs, il a cassé une corde et sa gratte d’un coup. Gob, lui, est content car il arrive à finir le concert en respirant normalement comme un cycliste pobelgé après un contre la montre dans la Beauce. Et moi, je suis content car on a bien réussi White Man. On a aussi joué Clampdown et on s’est fini Sur White riot avec Sheular, du Colloque de Tanger, venu nous prêter voix forte. Merci à lui. Dans l’ensemble, le concert fut correct, le pogo un peu trop bourrin et avec parfois des allures de règlement de comptes. Il faut dire que pour poignée de petits jeunes, c’était leur dépucelage du pogo et que leurs profs avaient des clous sur les perfectos ! A noter également qu’à l’instar de Gérard Jugnot, nous aussi on a eu nos petits choristes : les Lopez sur Camarade et Garagiste et un jeune inconnu qui a squatté le micro de Charles sur une bonne partie du concert. Une fois les formalités musicales effectuées, la soirée pouvait commencer. Là encore, je vous passe les détails. En gros, Bruno Lopez a, une fois de plus fait son grand numéro dans la plus pure tradition du Jeu du plus con : Concours de sonnerie de téléphone, Concours de message de répondeur, concours d’imitation de chanteur, concours de trucs pour faire chier les autres groupes … On a bien rigolé et on a fini à 6 heures du mat’ à jouer à Dessiner c’est gagné des titres de chansons sur du Sopalin. Finalement, on est allé pioncer 4 heures dans le grenier délicatement parfumé de Seb’, le sonoman. Brunon a fini par se taire … ou alors je me suis endormi, je ne suis pas très sûr. Le lendemain, on est allé prendre le petit déj au KRK avec Mouss de Nevrotic Records, qui s’occupe du tribute aux Zab’. D’ailleurs, ça me rappelle qu’on a joué notre reprise d’Intellectuel de Gauche et qu’il est venu chanter avec nous. Il fallait le dire. Les Lopez aussi ont joué leur version d’Economiste et elle était très bien. Mais revenons à nos agneaux, comme disait Boby Lapointe. On charge le matos et on se retourne dans nos pénates, après la « dradizionnelle foto de croupeux » comme disait le Maréchal Goering. Ce n’est qu’en arrivant dans le Berry de Yann qu’on se rend compte qu’on a oublié une enceinte Marshall au KRK, c’est-à-dire à plus de 500 bornes ! Rien de grave car on a réussi à la récupérer depuis, mais faudrait pas que ça se reproduise trop souvent, car comme disait Vérole, l’habitude mène à la lassitude … et puis une enceinte, c’est pas le genre de truc qu’on envoie par la Poste. Enfin, on rentre tranquillos sous la pluie, on décharge le matos et après un petit tour d’Ami 8 version Picard Surgelés c’est le retour au bercail. Et comme disait Lucien Jeunesse, à l’an prochain, si vous le voulez bien !

Extrait du Site Brigitte Bop