21 juin 2004 Allar H, Brigitte Bop à Orléans « Bar le Carreau des Halles »

Fête de la Muzik

21 juin : une fois de plus, c’est l’été et la fête de la muzik. Et bien que cette année, le gouvernement Raffarin ait décrété que ce jour tomberait un lundi et qu’il pleuvrait, nous avons une fois de plus répondu présent à la proposition de la patronne du Carreau des Halles de venir animer son bout de trottoir pour cette soirée jacklanguiéenne où n’importe qui peut faire n’importe quoi dans la rue avec un instrument ! Ca tombe bien, c’est notre spécialité ! Après avoir rechargé rapidement le matos déchargé la veille (défaire et refaire, c’est toujours un peu faire, disait le poète. Et ça fait les bras rajoutait le patron !), Lolux, Charles et Caveman sont partis l’installer sous le auvent du Plat Pays, restaurant belge situé en face du Carreau. J’ai pour ma part rejoint toute l’équipe (c’est marrant, j’avais l’impression qu’on ‘était quitté la veille) vers 20 H en un coup de vélo (j’adore les concerts où je peux aller en vélo, j’ai l’impression d’être un peu Judas Priest !), tout était déjà installé et c’était très bien. C’est Allar H qui a ouvert le bal. C’est un tout nouveau groupe punk d’ici qui faisait ici son 2ème concert et ils s’en sont plutôt bien sorti. C’est du bon punk basique comme on l’aime avec des tempos assez variés quand même mais bien porté sur le speed. Ils manquent encore quelques petites choses (heureusement, il ne manquerait qu’ils assurent comme des bêtes dès le début ! Et puis quoi encore ! Bande de petits cons !) mais ça tient déjà la route et surtout, ça respire la bonne humeur, la bêtise gratuite et le rock n’roll. A noter une reprise du Curé de Camaret et d’Anaïs Anal tout à donf’. On a pris la relève et comme les années précédentes, on avait à peine commencer à jouer qu’il y avait plein de monde (ne me demandez pas pourquoi, j’ai des tonnes d’explications et aucune idée de quelle est la bonne). Comme Charles n’avait pas l’air décidé à faire commencer le moindre morceau, j’ai été obligé de faire les intros de tous les premiers morceaux, ce qui n’est pas trop grave. On a bien enchaîné au début pour prouver qu’on savait faire et après, on a ouvert les vannes (dans tous les sens du terme). Une fois de plus, ça a été « Guignol fait du punk dans la rue » : on a fait une présentation stupide des musiciens (dans l ‘ordre : Battiston, Maurice Pialat, Yannick Noah, Dick Rivière et Henri Krazuki), on a joué Garagiste 3 fois de suite, le pont de Jesus Lizard a été interminable (Charles a eu le temps de changer une corde et de s’accorder pendant que j’expliquais au public, guitare à l’appui, la différence entre un solo juste et un solo faux, ce qui n’est finalement qu’une question de case. On est vraiment peu de choses). Pendant ce temps-là, Gob, survitaminé par la présence de tous ses vieux copains jouait au roi des punks au milieu du pogo. Un petit rappel où on a aussi réussi à planter la fin du medley Ludwig et on a transformé Julien Lepers en Florent Montillot (le Goebbels UMPiste de la Mairie d’Orléans). Un petit coup de « Maudits du rock » et de « White Riot » et on a arrêté, parce que ça faisait quand même bien 2 H qu’on jouait. Allar H nous a rebalancé un petit set plus long et plus alcoolisé que le premier et surtout avec plus de monde que la première fois (faut dire que le match de foot était fini !). Après ça, on avait plus ou moins prévu un autre groupe, mais ils avaient perdu leur batteur (c’est fou le nombre de musiciens qui peuvent se perdent à la fête de la muzik. C’est à se demander s’il n’y a pas des laboratoires qui les enlèvent pour faire des expériences de vivisection humaine. Arrrgh, faut que j’arrête d’écouter Monster Klub !). Pour la peine, Lolux et Caveman (bassiste d’Allar H mais aussi d’Art 64, dans lequel officie également not’Lolux) ont repris les instruments un bœuf techno-punk-transe-hard-core, pour la plus grande joie des derniers soiffards humides (ça faisait un bout de te mps que ça crachouillait, mais rien de grave) et plus particulièrement d’une jeune danseuse trop heureuse de pouvoir s’épanouir sur les rythmes hypnotico-entêtants des 2 compères. Moi, j’ai bien aimé aussi, mais j’ai fini par décrocher. Je suis retourné chevaucher le bitume humide direction : mon lit et 6 heures de sommeil ! La semaine prochaine, on ne joue pas de muzik, mais on va en causer à Konstroy.

Extrait du Site Brigitte Bop