15 mai 2004 Dawamesk, Brigitte Bop, Washington Dead Cats à Paslières

5ème festival rural

Un bon petit dèj’et hop, c’est reparti, direction Thiers. A 5 dans le Vito sous le soleil (on va pas gueuler, ça fait des mois qu’on l’attend), l’ambiance est virile et moite, mais heureusement, ça ne dure que 2 heures. On arrive donc une fois de plus avec un peu d’avance, et une fois de plus, ça ne sert à rien, car il n’y a pas de sono. Notre balance, prévue à 14 heures, n’aura pas lieu. Il en nous reste plus qu’à profiter de l’hospitalité auvergnate (traduction : on a mangé du saucisson et c’était bon) et à changer nos cordes allongé sous le soleil du midi (ben oui, pour nous, en dessous d’Issoudun, c’est la Côte d’Azur !). Après avoir désespérément cherché des boules de pétanque et tapé une petite belote dans l’herbe, on est finalement obligé de discuter quand même avec les Washington Dead Cats. Et là, surprise ! Ce n’est pas, comme on pourrait le croire, un come-back de plus d’une vieille star de l’alternatif qui paie et déguise des musiciens de studio pour satisfaire un ego démesuré, prendre de la coke avec le tout-Paris et passer à la télé ! Pas du tout, ces gars-là sont réellement sympathiques et on s’est bien marré. Pour ce qui est du Festival, on a eu droit à un spectacle pour enfants : l’histoire de gros Dégueu, plus vrai que nature grâce aux interventions des sphincters de Yann ; puis un trio de Jazz acoustique avec un bon saxophoniste ; et enfin un spectacle de clowns bien marrant. Le tout entrecoupé par les interventions joyeuses et rythmées du Bitord Sound System (bon sang, je suis en train de me Téléramaïser !). La partie concert a commencé à la tombée de la nuit avec Dawamesk pour lequel je ne ferais aucun commentaire car j’en ai profité pour roupiller une petite heure au chaud dans le Vito. On s’est installé sur la grande scène pendant que le public était partagé entre un spectacle de clown et la buvette (devinez qui a gagné ?). Le temps de régler rapidement les amplis et le public revient. Alors, on attaque. C’est assez abrupt et c’est bien comme ça qu’on l’a vécu. La fatigue de la veille, le lézardage au soleil de l’après-midi, le début de soirée très cool, limite baba. Tout ça a fait qu’on n’était pas franchement prêt à balancer du punk quand notre tour est arrivé. On a donc eu vraiment du mal à nous y mettre et les jeux de lights abominables plus les coupures de courant en plein milieu des morceaux n’ont pas aidé non plus. Enfin, le public a quand même bien accroché. Le pogo était quasi permanent et une petite punkette est venu chanter Les Rats avec nous. Accident, l’instru à la chorégraphie Statuquoienne en a fait sourire certains et on a plutôt pas trop mal enchaîné les morceaux. Bref, un concert correct, hormis l’intro insupportablement longue de “A mort l’Europe” et quelques présentations Gobistes mais pas de rappel pour autant. Ca nous apprendra. Les WDC ont pris la suite et le public a bien apprécié le show rock n’roll. Faut dire que c’était bien. Les nouveaux morceaux swingent bien, les vieux assurent toujours … les vieux morceaux je veux dire (j’ai toujours Crazy Voodoo Woman dans la tête) et avec les solos de Gretsch de Fétide .. Arrrgggh … on touche au Divin. Rien de tel qu’un bon concert de rock n’roll pour finir un week-end comme ça. La suite fût des plus classiques : discutages et rangeage du matériel sont les 2 mamelles du punk-rock d’après concert ! On aurait passer la nuit à se raconter des blagues avec les chats morts mais une bonne âme veille sur eux et protège leurs vieilles articulations des hébergement un peu trop roots. Ca tombe bien, il n’y avait pas de matelas pour eux dans le grenier de l’usine désaffectée où on est allé ronfler quelques heures, avant de repartir tranquillement dimanche matin. Retour sans encombre, hormis une vache au milieu d’une route de campagne et Yann qui nous a rejoué l’histoire de Gros dégueu. Voilà, comme je le disais au début, un bon petit week-end et la découverte de 2 lieux où l’on espère bien retourner rapidement.

Extrait du Site Brigitte Bop