27 février 2004 Rem and the Courbarians, Brigitte Bop à Rouen « Au coin des Diablotins »

C’est la première fois qu’on se faisait un petit voyage avec Rem and the Courbarians (Rncs pour les intimes), il faut dire qu’il ne jouent pas depuis très longtemps mais comme ce sont vieux potes, comme on dit dans show-biz, tout a été comme sur des roulettes. Un peu de retard dans les rencarts (à cause des Rncs, évidemment), un remplissage optimum du Vitolux et de la Remobile et hop, en route, direction la Normandie et plus particulièrement Rouen, l’autre ville du rock’n’roll. Ben oui, les Dogs, Gogol 1er, Gonokox, Pleûm, tout ça c’est Rouen ! Par contre, Little Bob, c’est le Havre, ne confondez pas, ça la fout mal. Bref, on arrive à Rouen pour l’apéro sous une légère et bucolique averse de neige et on trouve le bar du 1er coup : le roi du rock serait-il avec nous ? Faut croire. Je passe rapidement sur la suite : bière fraiche, montage du matos, balance rapide pour Rncs, petit repas arrosé sur fond d’ACDC et il est déjà l’heure d’y aller. Comme ils sont moins nombreux, Rem et ses 2 Courbarians jouent les vedettes américaines. Il n’y a pas foule dans le bar mais comme il n’est pas très grand, ça ne se voit pas trop. Ca n’empêche pas Rncs d’envoyer la purée comme des tarés : du pur rock’n’roll ultra speed a lliant la finesse de Motorhead et le lyrisme de Zeke. Les morceaux sont enchaînés pire que des bagnards et je crois qu’à un moment, j’ai vu Gui Courbarian bouger un cil ! Il n’y a pas que des tubes, mais bordel, il y en a beaucoup quand même ! Comme d’habitude, ça manque un peu de communication avec le public, mais il y du mieux. Le public a tout de même apprécié le groupe à sa juste valeur. On prend notre temps pour nous installer et Charles en profite pour tâter le terrain en racontant 2-3 conneries dans le micro. Bonne réaction du public, ça rigole, ça répond : On sent bien que les personnes présentes ont envie de passer un bon moment de rock’n’roll et de s’amuser. Ca tombe bien : punk rock et rigolade sont les 2 mamelles de Brigitte Bop, si je puis m’exprimer ainsi. Et on s’en est donné à cœur joie. Un vrai show lopezien : les blagues sur Jeanne d’Arc et le maire de droite (et oui, on a tout ça en commun avec les rouennais), les chorégraphies stupides qui n’ont pas fait rire que nous, la poule faisane, le patron qui enflamme son bar et filme tout ça avec sa web-cam. Une fois le set terminé, on remet ça toujours à donf, si bien qu’au final, on a presque joué tous nos morceaux et on arrête vraiment parce qu’on a plus de voix et que les doigts sont de plus en plus éloignés des bonnes cases. A noter que les reprises des Clash, Ludwig et Rats ont fait leur effet. Il faut dire qu’elles sont passées plutôt bien. Bref, après avoir déposé les armes, on discute avec l’autochtone sympathique pendant un bon bout de temps, puis on remballe tout, direction le pieu. On est pas logé tous ensemble au même endroit, ce qui n’est finalement pas plus mal, ça nous a permis de dormir quand même un peu et de ramener un bout du pack de bière pour la répèt’de mardi. Le lendemain, après un petit dèj’ toujours bienvenu et une visite touristique ultra-rapide (Gros horloge, cathédrale et trottoir foulé par Dewaere sur « Adieu Poulet ») on rentre au bercail car Gob a une soirée et Charles une boîte de vitesse d’Ami 8 à démonter. Merci à Fab’management d’avoir dégotter ce plan (que tous les dieux le bénissent et lui fassent le zob comme j’ai la cuisse) et merci à Cédric du Coin des diablotins de nous avoir accueilli dans des délais aussi courts.

Extrait du Site Brigitte Bop