8 novembre 2003 Manifest, Assilhome, Brigitte Bop à Joué les Toursj « MJC »

Retour à la réalité vers 10-11 heures le lendemain. Petit déj’, rangement du matos et on décolle vers Tours pour le 2ème show. On s’achète à bouffer et on va se faire payer un café chez Rémy, un copain tourangeau qui était passé la veille. On va ensuite faire un tour au Teenage Kicks, un nouveau disquaire qui propose une expo sur les Bérus (en fait, une partie de la collec’ perso du Mister Discographie du rock français de Ripost). Culture, culture, quand tu nous tiens ! Le magasin est tout petit et les murs sont couverts d’affiches, tracts, disques, K7 et badges des BxN. En plus, on est accueilli avec les Clash en musique d’ambiance, donc tout va  bien. On papote un peu avec le proprio et on décolle pour la MJC de Joué où ils doivent commencer à nous attendre . C’est marrant la province, on a dû passé 2 heures dans le centre ville et on a réussi à voir 2 Nez Rouges, 1 Scrotum et un Bétonneur. Ah bon, vous vous en foutez … Tant pis pour vous ! Arrivés à la salle, on apprend que les balances ne sont pas commencées. On va donc s’affaler avec les stéphanois Assilhome et quelques locaux pour échanger quelques bières. Finalement, les balances peuvent commencer et ça va assez vite pour les 3 groupes, bien qu’il n’y est pas de vrai sonoman (on en reparlera un peu plus tard). On enchaîne sur une bonne bouffe en groupe et toujours des papotages en attendant que le public arrive. Et c’est là que ça se gâte : le public … il n’est jamais venu. Une petite trentaine dont une dizaine qui était déjà à Mousay la veille (dont les Rayon Liquide, merci les gars). Chez nous, on appelle ça un échec. Ici aussi je crois, surtout dans une salle de 200-300 places, ça fait comme un vide. Enfin, le matos est installé, tout le monde a envie de jouer et croit que ça va finir pas arriver. Manifest commence et balance un bon hard-core braillard. C’est pas mon truc mais dans le genre, ça assure. Assilhome prend la relève pour un hard-core plus mélodique façon Seven Hate (d’après les spécialistes). Il y a quelques bons plans mais pas de tubes. Et puis, on sent qu’ils ont bien les boules, ce qui est compréhensible : Ils viennent de Saint Etienne pour jouer dans une salle vide et en plus, la veille, ils devaient jouer dans un rade à Tours et ils se sont fait jeter par le connard de patron parce qu’ils avaient une heure de retard. Bienvenue à Tours ! Il doit être environ minuit quand notre tour arrive. On sait maintenant qu’il n’y aura pas plus de monde mais on compte bien profiter de la grande scène pour laisser un bon souvenir à ceux qui  sont venus. Ce qu’on fait puisque dès le 1er morceau, Charles se roule par terre et Yann twiste dans tous les sens. Entre chaque morceau, Béru, un des bénévoles de l’asso met de l’ambiance en entonnant des hymnes punkoïdes qu’on reprend  en choeur (OTH, Reich Orgasm, Bx N, Parabellum…). Tout allait bien et on venait de jouer Wack n’ woll 2 fois de  suite (c’est con et ça nous fait bien rire) quand le son des retours (et de la façade, on l’a appris après) a commencé à se dégrader :grattes à fond qui couvrent tout, plus de voix, etc … Ca a été de pire en pire,  jusqu’à se qu’on n’entende plus rien et qu’o n arrive même plus à jouer. Le plus gênant, c’est qu’au lieu  d’essayer de régler le problème, le sonoman caressait les molaires de sa copine avec sa langue  tout en buvant du rouge. En tripotant 2-3  boutons (de la console, je précise) il a plus ou moins réussi a nous laisser finir le set devant les 5 survivants qui restaient dans la salle. Encore un qui a de la chance que les groupes et le public soient sympas car il aurait largement mérité de « se prendre un retour sur sa gueule » (c’est ce que lui a dit Yann). Enfin, l’amour a vaincu le rock n’ roll et nous, on s’est consolé en imaginant s’il avait ça aux Nashville Pussy ! On n’a quand même fait une bonne version de Clampdown et on a pu profiter de la chouette scène de la MJC de Joué. En guise de conclusion, je vous laisse méditer ce constat : l’année dernière, on a joué dans cette salle, on était le 1er groupe à jouer et cette année, on était la tête d’affiche. Belle progression sociale ! Oui, mais l’année dernière, la salle était pleine et cette année, elle est vide. Allez, c’est pas grave, la semaine prochaine, on retrouve nos Lopez. On pourra leur raconter tout ça !

Extrait du site Brigitte Bop