23 août 2003 Brigitte Bop, Kabuki Buddah à Vignoux sur Bareangeon

ça Ragouille

Teuf du crottin hard-core

Dixit Lolux, v’là un bon petit concert de rentrée ! Cette 6ème édition du Crottin hard-core, organisée de main de maître par l’asso de Vierzon Ca Ragouille fût une fois de plus une réussite. Pour l’occasion, on a emmené Saïd DDD Courbarian en roadie et décapsuleur. Après un voyage tranquille à la vitesse de l’éclair vitolux sur fond de Zarbi band, on a même eu le temps de prendre un café chez Yann et d’arriver à l’heure (si, si il faudrait qu’on joue plus souvent en été, ça nous réussit). On retrouve toute l’équipe de l’Eko n’ ko sur place. Le site est vraiment sympa avec un chapiteau en bambou, des fauteils à l’ombre, un bar et divers équipements sportifs : table de ping-pong, terrain de volley et frigo rempli de bières. On a profité de tous dans le désordre ! Après une balance- répèt’ rapide, on discutaille à droite à gauche et on décide d’aller tourner des clips stupides dans le champ derrière la scène avec la caméra UMP du boss de Charles. Le résultat est à la hauteur de nos espérances : complètement idiot ! On s’est pas encore ce qu’on va en faire, mais ils pourraient bien atterrir sur le site un de ces quatre. Après ça on discute avec David, notre ancien batteur qui a profité de ses vacances pour venir nous raconter sa nouvelle vie en Afrique (boulot, coup d’Etat, pillages …). En tout cas, ça fait plaisir de le revoir. Quelques orléanais ont également fait la route pour soutenir la cause Ca ragouillesque (merci à eux). On les abandonne pour aller se taper une bonne bouffe végétarienne et discuter cinoche entre spécialistes. Le temps de prendre un petit café et c’est parti, avec les Psycho-machin-chose (j’ai oublié le nom complet), groupe du coin dans lequel on retrouve des ex-Up.  C’est du bon rock avec des morceaux de punk, de Hendrix et de soul dedans. Ajoutez les bonnes blagues du chanteur et vous obtenez un bon moment de rock comme on les aime. La suite, c’est Duo remake : une nana qui fait une performance sur fond d’extraits de films. J’ai pas trop suivi car on en a profité pour s’installer sur scène et discuter avec Eric, un pote punk du cru, de la qualité de nos MP3. On a pris le relève. Pour détendre l’atmosphère, on s’est présenté en disant : “Bonsoir, on s’appelle Noir désir et on va bien se fendre la gueule”, et ça nous a bien fait rire ! S’en est suivi un concert correct. On n’a pas trop enchaîné et on a raconté pas mal  de conneries. On n’a pas fait trop de pains et on s’est bien amusé. Pas de gros pogo mais une bonne ambiance berrichonne. On n’a quand même envoyé 2 nouveaux morceaux  (Quand je pense à Hollande et A mort l’Europe) et une petite reprise des Ludwig surprise qui a eu son petit succès. Après un rappel clampdown-Lepers-White riot, on a évacué la scène. On a laissé la place aux lyonnais de Kabuki Buddah. Gob les a défini comme “le croisement improbable entre les Pixies, B 52’s et Lucrate Milk”. C’est pas faux. Du rock un peu expérimental, destructuré et chorégraphié joué par un trio basse / batterie / violoncelle ou clavier ou trombone car les musiciens tournent et changent d’instruments. De bonnes voix, le bon look et surtout des gens hyper sympas et marrants (je dis ça alors qu’ ils ont tout fait pour nous humilier au volley, ces enfoirés). Une bande de Djs a pris la suite et je pense qu’ils sont toujours en train de jouer ! De notre côté, après moult papotages, on est rentré en passant par Thoiry (vu le nombre de grosses bêtes qui se promenaient le long de le route) et on s’est couché après le lever du soleil. Une fois de plus, la teuf du crottin hard-core fût une réussite et c’est très bien comme ça. 10 000 mercis à toute l’équipe de Ca ragouille et à l’Eko n’ Ko pour la qualité de leur boulot et leur gentillesse. Anarchy in eul’ Berry !

Extrait du site Brigitte Bop