3 mai 2003 Défonce d’entrer, Brigitte Bop, Garage Lopez à Cherbourg

Le lendemain, on se réveille doucement en regardant “Les vieux de la vieille” et on se fait un petit dèj’ café-tagliatelles. Les Lopez nous rejoignent et on part direction Cherbourg pour la suite de nos aventures. On décide d’emmener Bruno avec nous et pour nous remercier, il nous a tellement fait marrer pendant tout le trajet qu’on en a perdu le camion dans les rues de Caen. On est quand même arrivé au Café Racer et on a glandé pendant le reste de l’après-midi entre baby-foot, bla-bla, coups de téléphone et vaguement installation de matos pour certains (pas moi en tout cas). Balance rapide (encore merci à Ben), petit casse-dalle et j’arrive à emmener toute la troupe au bord de la mer. Mais même sur la plage, au lieu de faire des ricochets comme tout à chacun (ou au moins comme Ben et moi), ils trouvent le moyen de faire les cons. Jean-Luc a sorti son ballon, ils ont fait un foot et comme le meilleur footballeur de la bande, c’est Bruno, mais sur Fifa 200 allongé dans son canapé, il arrive ce qui devait arriver : Loïc colle son bras dans le pif de Jean-Luc … et c’est la fin du match. Résultat, retour au concert. Le bar n’est pas très rempli pendant le set des Défonce d’entrer mais le pogo est déjà parti. Musicalement, c’est du bon punk pas trop bourrin avec des côtés un peu metal et une bonne voix. C’est peut-être un peu trop statique à mon goût mais c’est super carré et ça me rappelle les Excités, ce qui est un compliment que peu de groupes méritent. On prend la relève sur la scène toute bizarre et pas très pratique pour 5 et donc Gob va se frotter aux pogoteurs torse nu. Comme la veille, l’ambiance est excellente et on s’amuse bien. Il n’y a pas vraiment beaucoup de monde mais ça nous suffit. Par contre, échaudé par 2 groupes, le public est parit se rafraîchir et s’aérer dehors quand les garbage Loupés attaquent leur set. J’en profite pour me glisser à côté de Bruno et pour gueuler dans son micro et finalement, Ben m’en file un autre et je fais les choeurs sur la plupart de leur morceaux. Sûrement pour cette raison, le public revient et c’est reparti comme en 44. Je trouve Bruno moins loquace que la veille, mais Ben trouve qu’il en a fait plus. Les avis sont partagés mais on est tous d’accord pour dire que c’était bien. Même le patron du bar vient gueuler dans le micro pour dire que le concert est fini, à la suite de quoi il slamme et pogote avec les autres. Quand le calme revient, on se remet à discuter à droite à gauche parce qu’on aime ça, on charge le matos, on salue les lopettes qui ont décidé de tracer directement sur Paris pour pouvoir mater Téléfoot tranquillement dans leur fauteil le lendemain matin. Ca tombe bien, car il n’y aurait pas eu de place pour eux chez notre hôte. En effet, après ça, on est allé finir la soirée à coup de cidre et de calva chez le bassiste de Défonce d’entrer avec le reste du groupe et une bonne partie du public. Quand on a commencé à ne plus pouvoir garder les yeux ouverts, on est monté se coucher, pendant que les fiers normands faisaient la teuf toute la nuit. Au petit matin (11 h 30), il n’en restait plus que 2 debout. On a pris un café-croissant revivifiant, fait un petit tour dans la campagne normande ensoleillée et on est retourné s’enfermer 6 heures d’affilée dans nos bagnoles pour rentrer dans notre pays bien trop loin de la mer. C’est pas tout ça, mais on a un concert mercredi !

Extrait du site Brigitte Bop