28 décembre 2002 Brigitte Bop, Kidnap, Charge 69 à Joué les Tours “MJC”

Radio Beton

24 Heures du Punk

Voilà sans doute un concert à noter dans les anales ! Le départ prématuré de Strummer, la gastro-entérite, le bêtisier de noël et le temps pourri auraient pu entamer le moral des troupes ce week-end : bien au contraire…Après une heure de route avec le déferlement tellurique de Radio Béton 93.6 en fond sonore et une visite touristique de Joué les Tours (charmante cité de l’agglomération de Tours) on a fini par trouver la mythique MJC où s’étaient retranchés l’organisation, les groupes et les packs de bière. Les portes sont ouvertes depuis 14 h avec stands disques, T-shirts et les furieux de Radio Béton aux commandes depuis la veille… Juste le temps de saluer la compagnie et Yann arrive avec le matériel pour la balance. Je crois qu’on est espionné du balcon par Didier et sa caméra… C’est déjà la fin d’après midi, alors Thee Mysterious Asthmatic Avenger débarque avec son saucisse western show sous le soleil des néons, ce qui ne facilite pas la tâche du justicier et de son orchestre. Masqué, portant la cape anti-gravitationnelle, armé de la terrible Haze, la guitare enchantée, le Mysterious asthmatic parvient sans peine à faire trembler les murs du bar de la MJC au son du PUNK’N ROLL COUNTRY KNACKY TRASH. S’ensuit un apéro-rillette avec une partie de Kidnap et de Charge 69 dans les coulisses. ” Putain, ça fait 20 ans qu’on a commencé ” sort Frédo le chanteur de Kidnap “. Les rockers de Blois évoquent avec sourire leur premières répètes en 1979. 20H : Le public commence à arriver mêlant harmonieusement le gratin, la crème et le dessus du panier comme dirait Monsieur Psykout de Béton. Beaucoup de monde  donc devant la MJC : pas moins de deux générations ont fait le chemin dont une grosse partie de la région mais aussi de Bretagne, de Paris, du sud, et même des anglais venus spécialement pour revoir Kidnap. Enfin, quelques potes arrivent par surprise histoire de nous piquer nos bières. 21H : A peine digérée la magnifique potée du dîner que Monsieur Loyal ouvre la soirée en tenue de soirée : casque à crête, cape, short. Notre super héros en voulant trop chauffer la salle se fait canarder de Chupas et autres objets volants. Maintenant c’est à nous de jouer. Après une rapide dédicace au chanteur des Clash, on démarre sur white riot histoire de rajeunir le fond de la salle et de réveiller le devant, ce qui ne tarde pas… Le public accroche rapidement en cautionnant nos chorégraphies approximatives et autres blagues sur Renaud et Haliday. Comme dirait l’entraîneur de Brive-la-Gaillarde : y’a des soirs comme celui-là où même les fausses notes n’arrêtent pas un groupe en marche. Pas de pitié donc pour ce siècle aura ta peau et comme mon idole, deux nouveaux morceaux. On est même rappelé à la fin du set comme sur les disques de Deep Purple avec les larsens et la sueur. On en profite pour glisser Julien Lepers et encore un coup de white riot avec Ramon (le premier bassiste du  groupe) aux chœurs, histoire de boucler la boucle. Place à Kidnap. C’est encouragé par toute la salle que nos rescapés des années Chaos attaquent leur set. Y’a pas à tourner autour du pot : le son est d’époque et les anciens fans ne s’y trompent pas. Devant la scène, un sympathique pogo se déclenche et les refrains sont repris en chœur par les 5 rockers du Loir et Cher et une bonne partie du public. Le vent des années 80 souffle dans la salle. On retiendra : another world, toujours sourire, 1984, un magnifique no SS et une ambiance chaleureuse durant tout le set. Rappel à la fin comme en 14 sur on veut encore de la bière. Mais petit papa keupon et sa hotte remplie à ras bord de joujoux mirobolants n’avait pas fini sa distribution. Après quelques minutes, Charge 69 arrive sur scène avec une nouvelle formation. Laurent, l’ancien batteur, prend désormais le chant/guitare remplacé par Brice à la batterie. Un nouveauguitariste complète le groupe. Les messins envoient un punk sans fantaisie et efficace à la Cockney Rejects avec toujours des textes en français. Le public connaît un paquet de morceaux et chante avec le groupe : en particulier des Bretons arborant de magnifiques écharpes. La température monte d’un cran. On retiendra : patchwork, vos lois ne sont pas nos règles, région sacrifiée, et un final sur johnny good boy. 1H : Fin de soirée avec les potes (de Bourges, Orléans, Tours …), les bétonneurs, et plein de têtes connues et visiblement contentes de la soirée. Une fois plein (l’appareil photo), on s’est décidé à rentrer en laissant Loïc entre les mains de Monsieur Dusse histoire de l’accompagner jusqu’à la rue des Grands Champs. Salutation aux gentils organisateurs et trices puis repli stratégique des troupes par la route avec Radio Béton en fond sonore. L’Apocalypse selon Béton : pendant Vingt quatre heures à toute berzingue, 1440 minutes de ronde infernale, 86 400 secondes de potin pas possible illustré par l’exemple : les absents des 24H du punk 2002 devront se justifier doublement !

Extrait du site Brigitte Bop