21 décembre 2002 Hunchbacks, Brigitte Bop à Saint Etienne “Le Mistral Gagnant”

Galériens associées

Si un jour on en vient à se demander pourquoi on fait du rock, on aura qu’à se rappeler ce week-end à St Etienne organisé de main de maître par les Galériens associées  pour trouver une tonne de bonnes raisons ! Cette seconde date du Saturday Night December Tour restera gravé dans nos annales et porte St Etienne directement dans le Top 3 de l’accueil chaleureux avec la Bretagne et le Nord ! Dès le départ, ça tenait du miracle, Charles est venu me chercher à l’heure, qui était pourtant fort matinale puisqu’on est parti à 10 h 30. Il nous a conduit chez Loïc (pause thé et donc léger retard sur le timing serré), qui nous a lui-même emmené chez Yann à côté de Bourges. C’est là que les choses ont repris un cours un peu plus normal puisqu’on a papoté, déjeuner, caféter, charger le matos, re-caféter, pour finalement décoller à 3 heures moins quart, alors qu’on avait rendez-vous à 16 h 30 à plus de 300 bornes de là. Comme en plus on s’est paumé en arrivant à St Etienne, on a atterri au Mistral Gagnant vers 19 h 30. Ce qu’on a appris en arrivant, c’est que le concert était de 20 H à 22 H ! Heureusement, on squattait le matos des Hunchbacks et on avait pas vraiment besoin de balances. C’est donc avec une petite bière et un casse-dalle qu’on a pu apprécier les Hunchbacks. Du bon rock avec du punk 77, du garage, des supers chœurs, une trompette par moment et pour couronner le tout des reprises de Bulldozer, Reich Orgasm et La Souris Déglinguée ! La grande classe et une bonne découverte. En plus, ils sont adorables, ce qui ne gâche rien. On a pris la suite et cu qu’il était 21 H, on pétait le feu et on avait des fourmis dans les jambes (forcément après 5 heures de bagnoles !). On a donc fait plein de petits bonds, pleins de petits pains aussi. Gob a fait un gros bide en branchant le public sur le foot et on y a laissé une corde de guitare et une de basse. On a refait nos nouveaux morceaux plutôt correctement, sauf celui sur Halliday qu’on a copieusement massacré, mais il faut dire qu’on s’y est mis à plusieurs. On a aussi eu droit en début de concert à un pogo quasiment exclusivement féminin et c’est vachement agréable. Bref, à 22 H 30, on avait fini. On a rangé et on a papoté avec la faune rock locale de New Bomb Turks, Nashville Pussy, Jeff Dahl, des Dogs et aussi d’altitude. Charles nous a ressorti ses cours de géographie berrichonne de cours élémentaire, à la suite de quoi il a décidé de prendre l’appareil photo en free-style. Il en résulte une grosse page de photos de nous dans les chiottes, nous avec les stéphanois, nous dehors, j’en passe et des meilleures. Le tout arrosé de Burgbeer, un vrai délice. Vers minuit, on s’est retrouvé à une trentaine chez Béa, la Vivienne Westwood locale, dans un appart’ immense décoré post punk rock n’ roll du meilleur goût. Pendant qu’une partie twistait dans le salon sur le Sheriff, les Ludwig ou OTH à fond la caisse, d’autres enfournaient des ouiches lorraines, de la salade de fruit (jolie, jolie) et diverses autres substances (dont la Burgbeer) dans la cuisine, tout en racontant moultes conneries et en rigolant bêtement. Finalement, vers 2 H, on s’est fait convoyer à quelques pâtés de maisons dans un chouette appart’ chauffé où les sympathiques Galériens nous avaient préparés des matelas et des couvertures. Le grand luxe ! ! ! Dodo royal donc, lever puis petit déj’, retour au Mistral gagnant, récupération du matos, remerciements réciproques et retour au bercail en écoutant les Clash, sans se douter un seul instant qu’au même moment, Joe Strummer était en train de s’éteindre chez lui. Donc aujourd’hui on est triste, mais on a des souvenirs plein la tête et on est content d’avoir joué White riot et que ça fasse encore réagir le public. Samedi prochain, on la rejouera à la mémoire de Monsieur Joe Strummer. Exceptionnellement, ce compte-rendu est signé Carlos Bop. Les habitués reconnaîtront son stylee ! Par ailleurs, ce concert a été enregistré et filmé, vous devriez donc en entendre reparler rapidement dans les rubriques audio et vidéo.

Extrait du site Brigitte Bop