13 septembre 2002 les nez rouges, Def daf, Brigitte Bop, Division of pain à St Jean St Germain

Bondiou d’festival

Pour un bon concert de rentrée, ça a été un bon concert de rentrée. C’est Loïc qui nous a emmené dans sa Twingo et on a écouté London Calling en boucle (l’album, pas la chanson). Le cadre du fastival nous a rappelé le 1er festival qu’on avait organisé au bord du Cher, ce qui était déjà bon signe. On a retrouvé pas mal de têtes connues, c’est à dire les Nez Rouges qui nous avaient déjà fait joué dans le coin et les Def Daf qui étaient sur la scène, prêts pour la balance. Il ne manquait que … l’essence pour le groupe électrogène ! Encore un coup de Saddam Hussein ! On a donc profité du calme de la campagne tourangelle pour taper la discute tranquillos sous le soleil. Finalement, l’essence est arrivée, on a tous fait les balances, sauf le groups de death core qui n’est arrivé que tard dans la soirée. Zut alors ! Puis vint l’heure de l’apéro et c’est bizarrement à ce moment qu’une bande de vieux potes d’orléanais assoifés a débarqué. Quel courage, car en plus, il y avait un super concert à Orléans. Merci à eux d’avoir fait toutes ces bornes pour venir nous voir. Malheureusement pour eux, le bar n’était pas encore installer et ils ont dû attendre un bon bout de temps avant de pouvoir assouvir leur soif de houblon. De notre côté, on est allé bouffer comme des rois et on est retourné discuter avec eux, ainsi que des gars de Radio béton (la radio de Tours qui organise les 24 heures du punk en décembre, On a essayé de leur tirer les vers du nez pour savoir qui sera ce vieux groupe punk qui va se reformer pour l’occasion, mais ils n’ont rien voulu lâcher. Il y avait aussi Nanard la Binouze et Batou de Maïté les Moules qui sont montés de Poitiers. Pendant ce temps-là, les Nez rouges ont fait l’ouverture devant un public déjà nombreux mais pas très chaud. Un concert de vendredi soir, quoi. Un bon show, malgré des problèmes de sonorisation du violon au début. Des gens bien sympas et un groupe à découvrir qui manque juste encore un peu de folie pure pour que ça pète à mort. J’ai pas trop vu Def Daf, parce que c’est à peu près à ce moment-là que j’ai vu le Nanard. Ensuite, et bien on a pris la place sur une scène-patinoire à cause de l’humidité, et puis ça commençait à cailler sévère. On a fait un concert correct avec quelques pains, une version light de « Votez pour moi » et 2 nouveaux morceaux dont une reprise des Ludwig von 88. Dès qu’on peut l’enregistrer, vous la trouverez sur le site des Ludwig qui propose un tribute online. On a raconté pas mal de conneries et j’ai appris sur le retour qu’on nous avait balancé quelques cannettes et que je ne m’en étais pas redu compte alors que j’était apparemment la cible des tirs peu précis. Il semble qu’un tas de death-metal- trash-coreux n’est pas apprécié mon imitation du chanteur de Megadeth. C’est étonnant, mais quand je fais « You Diiiiiiie », ils ma balancent des canettes et quand les chanteurs de Morceau de Pain, le groupe de trash qui a joué après nous, ils s’agitaient en secouant la tête de bas en haut, comme s’ils étaient en train de se faire sodomiser en combinaison de plongée par un ours brun ! Etonnant, non ?!? Bref, on a continué la soirée en discutant et en se prenant en photos dans différentes positions que la morale ne reprouve pas (viril mais correct) avec Nanard et Batou. On a parlé d’Eddy Mitchell, de Chester, d’Angoulême, d’ordinateur, d’internet, de Plastic  Bertrand, des Frenchies, de Dany Logan, des Ludwig, des skins québécois, d’âge et de mille autres choses sans importance, et c’était très bien ! Vivement la prochaine fois qu’on remette ça.Finalement, on a décollé vers 4 heures du mat’ et à 6 heures, j’étais au lit au chaud, en train de penser que ça serait bien qu’on trouve un concert avant le 28 décembre.

Extrait du site Brigitte Bop