8 juin 2002 The wild braces., Brigitte Bop à Juigné les Moutiers « Bar de la Boulaie »

On a pris un gros petit déj’, on a tchaché un peu, on a cherché un groupe pour remplacer les Lopez le soir, sans résultat, on est allé acheter des cordes, des baguettes et une peau de caisse claire, car notre batteur-qui-vient-du-metal avait niqué la sienne la veille, on est allé voir la mer, on acheté du pain et du jambon et on est parti pour la Boulaie. On y est arrivé à 19 heures, c’est à dire avec à peine 3 heures de retard, tout seul alors qu’on aurait du venir avec les Lopez (je crois que je l’ai déjà dit ?!?) et il nous manquait un ampli guitare. Pas rancunier, Joël, le patron, nous a accueilli avec une bière fraîche. On a quand même rapidement déchargé le matos (cette fois-ci, j’ai porté un ampli !) pour rattraper le retard et … on a mis 2 heures et demi à faire la balance ! Problèmes de sono, de câblage, malgré la bonne volonté du sonoman ça a été vraiment la merde. Finalement, Marc’o, gloire locale, Higelin angevin pour les grands et les petits et personnage au combien sympathique qui fleure bon la bonne humeur et la gitane brune qui fait rire, bref Super Marc’o a pris les choses en main et a tout réglé en 10 minutes. On a donc pu aller manger et discuter avec les skins cools (si, si, je vous le jure) d’Angers. On avait déjà jouer avec eux lors de notre dernier passage et on était bien content de les retrouver. Joie apparemment partagée. Le public angevin et breton était au rendez-vous, les Wild braces (c’était leur nom ce soir-là) ont joué plutôt pas mal malgré des retours défectueux. Des bons morceaux oï, une bonne voix oï, une bonne batterie oï (Johnny joue avec des Paraboot 18 trous. Je crois que je n’arriverais même pas à jouer de la gratte avec des pompes comme ça !), des bons solos oï, des bonnes reprises oï (Komintern et Trotskids), bref, si t’aimes pas la oï, vaut mieux rester chez toi. Comme il n’y avait que 2 groupes, ils ont joué 3 fois leurs morceaux (record battu !) et ont tenu jusqu’à 11 heures et demi. Chapeau. On a fini par prendre la place. A part Romain qui dormait sous la table de la sono, le public était toujours là et bien là. Malgré des présentations de chansons à rallonge pour tenir jusqu’à une heure et demi du mat’, les pogoteurs s’en sont donnés à cœur joie. On a bien rigolé (ce qui est toujours bon signe), Charles nous a gratifié de son tube berrichon « la poule faisane » et on a plutôt pas mal assuré, c’est à dire qu’on a pas fait trop de pain. C’est l’avantage de jouer 2 jours de suite. Enfin, je dis ça surtout pour les autres. Après tout ça, et ben comme d’hab’, on a rangé (si, si, même moi, j’ai rangé ma gratte et un demi-ampli) et on a bavardé avec les punks et skins locaux ainsi qu’avec quelques bretons. Il y avait même des gens de Mass Prod qui ont gentiment vendu nos disques et nos badges (merci à eux). On est quand même aller se coucher dans notre mezzanine (on va pas trop se mélanger quand même) dans le silence de la campagne angevine (de poitrine comme dirait l’autre) ponctué au loin de cris de Marc’o qui était en train de se prendre volée sur volée au baby ! Merci à lui encore, à Joël et ses voisins. On est juste déçu de pas avoir vu  Maradona. J’espère qu’on pourra revenir … avec les Garage Lopez qui méritent malgré tout de goûter l’accueil 3 étoiles de la Boulaie et du Wagon. Quant au dimanche, et bien on est rentré chez nous juste à temps pour voter communiste en se disant c’était peut-être la dernière fois !

Extrait du site Brigitte Bop