18 mai 2002 Fiction Romance Prohiber, Brigitte Bop à Nancy “L’austrasique”

Kanal Histerik

On avait plein de bonnes raisons de se réjouir de ce concert. D’abord, on était jamais venu à Nancy. Ensuite, les Lopez nous avait dit plein de bien de la salle et des organisateurs. Et puis on allait retrouver les Fiction Romance qu’on avait pas vu depuis un bout de temps et qu’on apprécie bien. Enfin parce qu’on a pas beaucoup de concerts en ce moment et qu’on était donc bien content de jouer. Nos espoirs ne se sont pas noyés dans la pluie qu’on s’est cognée pratiquement sur toute la route. Malgré la bonne volonté des organisateurs (photocopie de plan de la ville stabylotée, feuille de route claire et précise) leurs indications de route étaient en bonne partie fausses. Je pense que vous voyez où je veux en venir avec mes explications bidons ?!? Bon, bref, on est encore arrivé avec 2 heures de retard alors que tout le monde nous attendait dans le salle sans pouvoir commencer les balances, vu qu’on avait la batterie commune ! Mais vous avez bien compris  que c’était pas du tout de notre faute, ou à la limite celle de Gob (parce que c’est le plus vieux). Enfin, on est quand même arrivé, on a fait une balance rapide et efficace grâce à un sonoman bien sympa, on a changé nos cordes (professionnels !), on s’est raconté des blagues entre nous sans trop nous mélanger avec tous ces punks à l’accent putaincong. On ne sait jamais. On a bouffé (super bien d’ailleurs : taboulé + lasagnes) et ensuite on est allé faire un tour en ville à recherche d’un tabac ouvert qu’on a jamais trouvé. On est vraiment les David Vincent du paquet de clope. Pour ceux qui connaissent, on s’est retrouvé sur la fameuse Place Stanislas (une grande place comme chez nous, sauf qu’eux, ils ont pas mis Jeanne d’Arc au milieu), on a eu le bonheur de voir qu’un grand concert de ska et de reggae gratos allait avoir lieu dans la soirée. Genre le plan qui pue quand toi tu dois jouer dans un concert payant à 800 mètres. Effectivement, de retour à la salle, le public n’était pas au rendez-vous. A peine une centaine de personnes. Visiblement, ça n’a dérangé personne car les Fiction Romance étaient déjà sur la scène en train de fondre sous les sun-lights. Un bon show de punk rock emmené par la bonne voix d’Eric et notamment une reprise de No Pasaran plus que jamais de circonstance. Un goupe à découvrir. Leur album doit être toujours disponible chez Limo Life. Les Prohiber ont pris la relève. On connaissait pas. Et ben, c’est bien. Du punk festif avec des cuivres, des sourires, des conneries et un bon esprit. Un seul reproche. C’était long, surtout quand on est derrière et qu’on attend pour jouer. Visiblement ce n’était pas que notre avis car, quand on a pris la place, une partie du public avait déjà jeté l’éponge. Tant pis pour eux. On a balancé un set-boulangerie (c’est à dire avec pas mal de pains. C’est un terme assez technique qu’on utilise qu’entre nous d’habitude) mais on a pas cassé de cordes (je le dit parce chez nous et surtout chez Charles, c’est assez exceptionnel). On s’est bien amusé et on a raconté pas mal de conneries. La scène était de bonne taille, donc on a pu bien bouger, ce qui n’a pas trop plu aux lasagnes qui ont parfois menacé de remonter. On a même fait un tout nouveau morceau stupide qui s’intitule “Du rock au réveil” et on a réintégré julien Lepers au set en rappel. Ha ouais, c’est cool, on a même eu un rappel, largement porvoquer par un des sympatiques organiseurs, fan d’Eddy Mitchell de surcroit. Que Dieu le bénisse et lui fasse le zob comme j’ai la cuisse ! Tiens c’est avec cette phrase que  j’ai commencé le concert d’ailleurs, je commence à radoter. De toute façon, ce concert a été enregistré, le son est plus que correct à la 1ère écoute à l’autoradio. Donc logiquement, d’ici peu de temps, vous pourrez écouter un Twist n’ live 5. Après tout ça, on a papoté à droite à gauche (notamment avec un représentant des No Milk, dont on avait écouté le 2ème album sur la route. Quelle coïncidence ! En plus il est très bien leur album) on a rassemblé le matos et on est allé chez Yannick et Karine (les chefs de Kanal Histerik, qui organisait ce concert) avec quelques locaux venus descendre quelques binouzes avec les artistes (enfin, on aurait pas été là, je pense qu’ils seraient venus quand même). Vu qu’on était un trentaine dans 25 m2, une bonne partie des sudistes est allée directement se coucher dans les bagnoles et les camions. Tiens c’est marrant, chez eux, c’est nous qui avons une réputation de couche-tôt et là, ce sont eux qui sont allés roupiller les premiers. Ca doit être une histoire de mal du pays, ou alors, ils se sont rendus compte qu’aprés 700 bornes de bagnoles dans les pattes on a plus envie de dormir que de chercher l’autochtone au concours de cannettes. Je ne sais pas, il faudra faire une étude là-dessus. Bref, à 5 heures du mat’, Karine a réussi à coucher les derniers récalcitrants dans le salon. Nous on était déjà entassé dans la pièce d’à côté à comparer les ronflements du gratteux et du saxo des Prohiber. Le lendemain, réveil à 8 heures en fanfare. Les keufs sont dans la cour de l’immeuble. Faut dire que les punks qui ont dormi dans une des bagnloes ont débloqué le frein à main pendant la nuit et bloquaient l’accès du parking. Empêchant le bon citoyen de se rendre à la messe dominicale. Sacrilège. Après quoi on s’est gavé de café et de croissants (quand je vous dit qu’on a été bien reçu), on est allé chercher le matos à la salle, on a tout rechargé et on est reparti tranquillement. Tranquillement, c’est le mot, vu qu’on est arrivé à Bouzy à 19 h passées. On a décidé qu’on répèterait pas ce dimanche et que ça pouvait bien attendre la semaine prochaine, on s’est salué sobrement (cf ci-contre) et on est rentré chez nous … DORMIR !!!

Extrait du site Brigitte Bop