12 janvier 2002 AK 47, Brigitte Bop, The Informers à Angers “l’Etincelle”

Je vous abrège la journée du samedi : petit déj’ rapide, resto-pizza-caca à Pouancé, Départementales jusqu’à Angers, retrouvage des skins, comatage  dans le canapé, décollage pour l’Etincelle, la Salle autogérée où a lieu le concert, re-comatage dans le canapé, montage du matos, prêtage d’ampli et de batterie, balances, re-re-comatage dans le canapé, binouze-caouètes, bon manger, blagues en tous genres et bla-bla avec les Informers, re-re-re-comatage et enfin … concert. Les AK 47 ouvrent le bal. C’est les mêmes qu’hier mais avec un autre nom car il n’arrivent pas à choisir. Une indécision pourtant rare chez des Redskins. Ils jouent mieux qu’hier alors du coup, ils jouent encore 2 fois leurs morceaux. On prend la relève. Il y a un peu plus de monde qu’hier (une petite centaine au total) et l’ambiance est une fois de plus très sympa. La 1ère partie du set est assez soft. Les chorégraphies stupides sont bien accueillies même si l’espace est vraiment limité. La 2ème moitié voit Gob péter les plombs et se mettre à présenter tous les morceaux (c’est déjà impressionnant) dans le désordre (ça c’est plus normal) alors que Charles, lui pètent les cordes. D’abord sur sa gratte, puis sur la guitare de rechange. Il s’eclipse donc discrètement pour en mettre d’autres et j’en profite pour l’imiter : je pousse des petits cris de chafouine en faisant des petits sauts de cabri. C’était tellement vrai que certains ont cru que Charles était revenu ! On essaie de repartir mais Yann décide de lui aussi casser une corde. Ni une, ni deux, je l’imite aussi. C’est plus facile, il suffit de se mettre à genoux et de fermer les yeux. On décide de ne pas attendre leur retour pour faire du bruit et on fait notre (trop) fameux Nirvana. C’est à dire qu’on joue les accords de Rape me en braillant des paroles de LSD (Salue les copains, La voix de tous tes camarades résonnent dans ton crâne … , j’en passe et des meilleurs). Les 2 autres reviennent, se font un duel de guitares à la Ennio Morricone, Yann gagne et on repart. On finit avec la Souris et Les Clash et un fan déclenche un pogo-phaco des plus efficaces. On range les gaules avant que les amplis ne volent, avec l’impression du devoir accompli. Les Informers ferment la marche. Musicalement, c’est très hard-core mélodique, les paroles semblent engagées mais en anglais.Heureusement le chanteur n’est pas un débutant et présentent les morceaux avec un sens de la formule digne d’un Vérole des grands moments. La soirée se termine calmement dans l’arrière-boutique autogérée, avec un peu d’agitation quand un des auto-gestionnaire a fait un streap-tease intégral sur le bar. Tout le monde se parle, rigole et boit des coups. L’endroit et les gens sont vraiment terribles. Finalement, on rentre chez Yohann, le chanteur des AK Generation, on papote encore un peu et on s’endort, non sans avoir écouté White Riot joué par les Clash, Protex Blue et Angelic Upstars. Bonne nuit. Le lendemain, on retourne à l’Etincelle prendre le petit dèj’, on y retrouve … personne. L’Etincelle s’auto-gère toute seule. On range le matos et on rentre chez nous. Le prochain concert, ce sera le 100ème concert de Brigitte Bop, c’est cool !

Extrait du site Brigitte Bop