11 janvier 2002 Worker Generation, Brigitte Bop à Juigné les Moutiers « la Boulaie »

Tout à commencé de façon très classique par un départ avec une heure de retard, une autoroute sous la flotte et enfin des Départementales en plein brouillard et des retrouvailles avec nos co-équipiers berrichons sur la place du village de Juigné. Seule ombre à ce réjouissant tableau, Gob et Charles m’obligent à écouter le tribute to Mano Negra. Quel merde ! Surtout après lesExcités ! Alors que j’avais un K7 des Bérus dans mon sac ! Je me vengerai ! Bref, après encore un bon 1/4 d’heure de route forestière, on aperçoit l’enseigne du Bar La Boulaie qui se détache dans le nuit, juste au-dessus d’une porte éclairée et devant cette porte, quoi donc ? Un pitt-bull ? Non, une chèvre ! On apprendra plus tard son petit nom : Maradona ! Cet endroit commence à nous plaire ! Et c’est pas fini. Le patron, adorable déjà au téléphone, paie sa bière et nous dit que bien qu’il soit plus de 20 H, on a bien le temps. Le groupe Oi local joue au baby et Marco, le sonoman-bassiste (c’est souvent les pires) vient trinquer avec nous. Après 4 heures de route, on goûte cet accueil chaleureux à sa juste valeur … et on descend nos bières comme des gars qui auraient soif. Après ça, le rituel classique reprend ses droits : déchargement du matos, montage, remplacement de batterie, balance rapide et hop … à table ! Le bar s’étant rempli sur ces entrefaites, les Worker generation, le support band local, comme disent les slovaques, prennent leurs instruments et vont tenter pendant 3/4 d’heure de faire un morceau en entier sans contre-temps. Je ne crois qu’ils aient réussi malgré en moyenne 2 essais par morceau, mais ça fait quand même rire leurs potes et l’ambiance est plutôt sympa. A noter une reprise bien speedée de Komintern Sect. Pour notre part, c’est avec une section rythmique physiquement (et mentalement ?) réduite par la fatigue et le reste qu’on prend la place. L’endroit est charmant mais pas très grand. C’est pas grave, on est vendredi. Et vu qu’on pas mal de temps devant nous, on décide de faire 2 sets avec un petit entracte. On attaque doucement et le public regarde calmement, jusqu’au 3ème morceau, moment choisi pour tester la skin-headitude de ce public majoritairement tondu, doc-martiné et Lonsdalé comme il faut. Et ça marche ! « Rien n’a encore changé », morceau pourtant plutôt cool de La Souris les met en transe pendant 2 minutes et demi, après quoi le calme revient en même temps que nos morceaux à nous. On continue quand même à faire nos conneries, des fausses notes, du rock n’ roll (Encore !) et à planter des morceaux. C’est pas la forme des grands jours, mais c’est pas trop pourri. La copine de Fab’ le bassiste des WG a super bien filmé ça, on a regardé un peu et on a pu vérifier que, hormis Yann qui dormait sur la planète de Bilbo le hobbit, ça bouge pas trop mal. Après une petite pause, on y retourne sans qu’il y plus de chose à raconter que ça. On finit en balançant nos reprises des Trotskids (qui a eu son petit succès), d’Oberkampf (pour Joël le patron) et des Clash. Je vous l’ai dit : classique. Et ça continue : bavardages à droite à gauche, rangement du matos et iscussion sur le passé du rock (de peur d’avoir à parler de son avenir ?!?) avec Joël et Marco. On raconte des conneries, on se prend en photos et on boit de la Ricoré. On finit quand même par aller se coucher tous les 5 tout en haut, sous les toits de la petite maison d’à côté, hors d’atteinte de Maradona et on roupille jusqu’au lendemain midi.

Extrait du site Brigitte Bop