8 mai 2000 Art. 64, Blanao, Back Stab, Brigitte Bop à Saint Jean de la Ruelle « Salle des Fêtes »

Contre fêtes Johanniques

Ce soir c’est cool, on joue à domicile, comme diraient tous les feignants qui ont préféré boire des bières chez eux en matant la finale de la « Coupe de France des clubs qui ont réussi a battre d’autres clubs et même des fois des meilleurs qu’eux » que de venir au concert. En effet, Saint Jean de la Ruelle est une commune socialo bon teint de la banlieue d’Orléans qui a au moins le mérite de disposer d’une salle de taille raisonnable pour le rock n’ roll. Ce week-end donc, chez nous, c’étaient les fêtes de Jeanne d’Arc (illumination de la cathédrale, feu d’artifice et défilé de scouts, bidasses et autres greluche à cheval), le genre de week-end qu’on choisit d’habitude pour se barrer loin, genre Rennes pour aller voir Zeke. Mais depuis quelques années, « une bande de gauchistes » (dixit France 3 régional) a décidé d’organiser des contre-fêtes ou fête du mouvement social pour échapper à toutes ces beauferies avec concert le 1er soir et stands, rencontres, débats et pleins de spectacles le 2ème jour. Bref une excellente initiative à laquelle on s’est associé avec plaisir. On s’est donc retrouvé à la salle vers 18h avec le gars Jean-Paul « de mes deux » alias Brise-feuille, toujours prêt à massacrer quelques tympans. Après une balance aussi rapide qu’efficace vues les qualités phoniques de la salle, plus propice aux concours de belote qu’à la machine à pogo, on décide de retourner chez Charles boire des bières et du vin rouge en regardant la 1ère mi-temps du match (Sachez que Gob, non content d’avoir un grand pif et d’être une burne au ping-pong, est aussi fan du FC Nantes depuis 1927). Une fois cette tâche effectuée (22h30), on retourne à la salle en espérant voir un bout de Art. 64 qui devait jouer en 2nd, juste avant nous. Malheureusement, on apprend que Art. 64 vient juste de finir et le groupe de reggae-variétoche qui devait jouer en 1er à fait perdre au moins une heure à toute l’organisation et s’apprête à monter sur scène. Comme à notre habitude, on prend la chose comme des princes et on en profite pour aller bouffer des chips et de la salade de riz. Evidemment, vu le retard, on est obligé de réduire notre set (on avait prévu des percussions, des cuivres, des solos de guitare et de basse à tout-va, des samples, des performances ultra-physiques et une version de 19 minutes de Julien Lepers, tant pis ça sera pour une autre fois). Donc on est monté sur scène, on a gueulé, speedé à donf, sauté partout, Charles a craché de la flotte sur nous, Bastos et Yann ont fait péter la chorégraphie de la mort et on est parti en courant au bout d’1/2 heure de bordel. Somme toute un bon concert malgréle peu de public et un set des plus court !