31 mai 2014 Copine Connie, Brigitte Bop, Edouard Nenez & Les Princes de Bretagne à Paris « Centre Musical Barbara »

Crash

Artishow Case #2

Cette année, on a décidé d’y aller mollo sur les concerts pour répéter et bosser des nouveaux morceaux. Mais, un concert dans une super salle à Paname avec les potos bretonno-banlieusards d’Edouard Nenez pour fêter la sortie (espérée) de leur nouvel album, ça ne se refuse pas. Une release party, comme on dit dans le chaud bizness. Bon finalement, comme souvent dans ces cas-là, l’album n’est pas arrivé à temps, mais ce n’est pas bien grave, le monde peut bien attendre un peu avant de savourer ce nouvel opus nenezien. Et puis, comme disent les campeurs et Marsu (le Confucius de Crash Disques) : le premier plaisir est dans l’attente. Et mon oncle grivois de préciser : et le 2ème est dans la fente ! Bref, les oreilles des aficionados du punk rock de bon goût et des jeux de mots du même tonneau patienterons encore quelques jours / mois / années (rayez les mentions correspondant à votre degré de patience) avant de se délecter de cet « Indigné presque parfait ». Mais revenons à nos boutons, comme disait le P’tit Gibus Palladium.

Vu qu’on s’est fait une petite répète avant de partir pour se remettre les morceaux dans les pattes, on est évidemment en retard pour les balances. Heureusement, Copine Connie est aussi en avance que nous en retard et on inverse l’ordre des balances sans mettre en péril le nouvel ordre mondial. Arrivés sans trop d’encombre à la Goutte d’Or, le cœur d’un Paris populaire en voie d’extradition, on arrive même à se garer à proximité de la salle. Déchargement rapide, balance rapide et attente rapide mais longue à base de boissons fraîches, Micado, Chaource et papotage avec Mr et Mme Copine Connie, les restes présents des Princes de Bretagne (ça joue à domicile, alors ça prend le temps d’aller étendre son linge entre la balance et le concert) et même un ex-guitariste Prince breton devenu alsacien par amour et revenu fêter le non-évènement avec ses anciens compagnons. Le tout dans des loges exceptionnellement cosy à mi-chemin entre la chambre de bonne et le lupanar XIXème siècle. Attention, on s’habitue vite.

A l’heure où la télévision privée comme publique désinforme la population en commentant la récente et répugnante victoire électorale des néo-fachos tout en omettant de rappeler le rôle actif qu’elle a joué dans ce résultat, Copine Connie monte sur scène pour un set de punk pop rock electro. C’est un peu comme Pogomarto sans le drapeau noir, Warum Joe avec moins de musiciens et plein de trucs que je ne connais pas avec plus de guitare. Une chanteuse, un guitariste et une boite à rythme – sampleur. A noter des reprises mythiques de groupes mythiques dont Edith Nylon, Zéro de conduite (Je suis mort) et Franz Kultur et les Kramés. Bref, certainement le groupe idéal pour ouvrir cette belle soirée.

Il y a bien 150 péquins dans la très chouette salle du Centre musical Barbara Fleury la Goutte d’Or quand on prend la suite. La scène est grande, le son est bon, les éclairages parfois excessifs mais on ne va quand même pas se plaindre, l’ambiance sympa et il y a un bon paquet de vieux potes. Ajoutez les caméras de Brice B. venus immortaliser le concert en vue d’une hypothétique prochaine livraison Youtubesque et nonobstant une fin de lumbago vicieux qui me chatouille encore le bas du dos et qui m’oblige à limiter mon jeu de scène à 3 pas en avant, 3 pas en arrière, lève la guitare mais pas trop, on fait un concert très correct avec notamment 2 nouveaux morceaux : Les gens aiment bien et Mon punk rock stylee, qui sont bien passés. Merci bonsoir.

Ca y est, on a retrouvé Gilou … Gilou a retrouvé sa guitare … Le show d’Ed et ses princes peut commencer. Enorme bouée cochonesque au-dessus de la scène (qui a survécu aux attaques de Carlito Bop), duo d’artichauts remplaçant au pied levé l’habituel choux-fleur messianique, enchaînements et présentations de morceaux ultra-efficaces d’un Edouard légèrement bougon mais bien en voix, le concert des vrai-faux bretons fût parfait. A noter la trop rare Mélodie m’écœure aux chœurs dantesques et l’excellente Sudation annale (c’est le titre d’une chanson et pas une description médicalo-physiologique).

Vous l’aurez compris, tous les groupes ont assuré le show dans une salle de concert qui ressemble à une vraie salle de concert, avec un public qui a visiblement aussi pris son pied. Et tout ça gratos ! Elle est pas belle la vie ?

Pour finir, Marsu a vendu plein de disques à nous, on a papoté avec plein de gens sympas qui nous ont dit des trucs gentils et après un remballage efficace et rapide du matos (enfin surtout les copains car mon dos me fait toujours atrocement souffrir dès qu’il faut porter un truc lourd), on s’est tapé des spécialités locales barbésiennes (de Bizet ?) et on est rentrés tardivement dans nos contrées en écoutant le live des Sheriff. Vive le rock.

Commentaires et Photos par les Brigitte Bop

Lors du premier Artishow-case, 18 choux-fleurs avaient été massacrés en pure perte et ce qui devait être le point d’orgue de notre action s’est révélé un flop magistral. L’organe décisionnaire est obstiné mais lucide : le groupe Edouard Nenez et les Princes de Bretagne n’ayant pas cessé ses activités d’adorateurs de légumes cruxifères, notre groupe de liaison entamera des négociations pacifiques le jour dit, au Centre Barbara Fleury Goutte D’or dès 19h30. Ces pourparlers seront gratuitement ouverts au public et les plénipotentiaires désignés pour mener à bien les discussions seront Brigitte Bop et sa Copine Connie.

Commentaires et Affiche par les Brigitte Bop