21 juin 2003 à Orléans MEB « Place de Loire », Brigitte Bop, Art 64, Brigitte Bop « Aux Carreaux des halles

Fête de la Musique

MEB

Orléans « Place de Loire »

2002_06_21_MEB_01

Brigitte Bop, Art 64, Brigitte Bop

Orléans « Carreau des Halles »

Après une année d’absence, nous v’là revenu au Carreau pour la Fête de la muzik. L’arrangement est simple : on a l’emplacement, du courant, à boire et à manger, de la thune et on fait ce qu’on veut pourvu que ça dure toute la soirée ! Ca nous va ! Et comme on n’a pas non plus envie de jouer 5 heures d’affilée, on cherche un autre groupe et on trouve … Art. 64, c’est à dire l’autre groupe de Super Lolux, notre batteur. Est-ce à dire que ce malade va jouer plusieurs fois d’affilée ? Oui : 3 fois en tout, c’est à dire B. Bop + Art. 64 + B. Bop. Et il l’a fait ! Il a fini à 1 H 30 du mat’ avec des crampes, mais il l’a fait ! Mais reprenons les choses dans l’ordre. Charles passe me prendre chez moi et on part bras-dessus bras-dessous, lui en scooter et moi en vélo, avec la gratte sur le dos par 40 ° au soleil (remarquez, personne ne nous oblige à nous mettre au soleil), en nous racontant nos soirées-télé de la semaine ! Tremble Orléans, tes pires fils fillent dans les sens interdits vers l’infâme Carreau des Halles ! On retrouve Caveman (bassiste des Art. 64) et Lolux avec son tout nouveau Vito rempli ras la gueule de matos. Pour les non-lecteurs de Nitro, le Vito est un utilitaire Mercedes avec 5 places assises et un coffre énorme qui contient tout le matos nécessaire un un groupe de twist n’ punk, si vous voyez ce que je veux dire. En d’autres termes, c’est la classe ultime ! Mais là n’est pas la question pour le moment. Après quelques discussions houblonnées, on transfert le matos du camion vers la moquette qui tient lieu de scène, le tout à un rythme plus que mid-tempo. De toute façon, Yann n’est pas encore là, alors, on n’est pas pressé. Il finit quand même par arriver, on le laisse reprendre son souffle et on branche les amplis, vu qu’il est déjà l’heure de rameuter le public devant la buvette. Comme ne sait pas faire autrement, on attaque à donf’ et au bout de 2-3 chansons, la foule s’amasse pour recevoir sa dose estivale de twist n’punk. Les morceaux, les blagues sur Halliday et Grouard (Mr Caméras dans les rues, arrêtés anti-putes/gamins/punks), les présentations stupides et les petits bonds mal contrôlés s’enchaînent. On finit en foirant totalement notre morceau anti-halliday justement et au même moment, le Karaoké du bout de la rue nous achève en balançant « Allumer le feu ! ». Les salauds, on se vengera ! Juste le temps pour Loïc de reprendre sa respiration et pour ses comparses de brancher leurs 15 pédales et leurs 30 amplis et ils attaquent. Art. 64, c’est assez indéfinissable. Pas de voix, basse-batterie-guitare et des morceaux qui mêlent hard-core, punk, surf, metal, reggae, techno, j’en passe et des meilleures. L’absence de voix s’oublie assez vite et on se laisse rapidement prendre par les mélodies et les rythmes « dans ta face ». Pour vous faire une idée plus précise, allez sur leur site. La nuit et la (relative) fraîcheur sont arrivées quand ils terminent leur set. On accorde quelques instants de répit et de cannettes à la human beat-box partagée de la soirée et on reprend place sur la belle moquette bleue de Josiane. En bons professionnels, on a prévu un 2ème set (comme di Gob quand il perd au ping-pong) avec quelques variantes, des vieux morceaux genre Estado Fatal et 35 heures (mais celui-là, il n’y a que moi qui voulait le jouer et la démocratie a triomphé. On ne l’a pas fait), on aussi fait un bide avec les reprises des Garage Lopez et des Clash. Public trop jeune, trop vieux, inculte ou sono pourrie ? Je ne sais pas. Pourtant on nous avait dit qu’à la fête de la sique, les reprises, ça marchait. Faudra qu’on revoit ça ! Une fois la liste terminée, on continue au feeling jusqu’à ce que Loïc n’en puisse plus du tout et le public non plus car le pogo a envahi toute la rue et la consommation de bière est du plus mauvais effet sur l’équilibre du fan de punk-rock. Les jeunes sont dans le même état que les vieux et que nous : heureux d’avoir partagé un bon moment de rock n’ roll ! On remballe tout dans le Vitolux avec l’aide non-négligeable du sympathique Miguel (qui n’est pas un chanteur de Flamenco local !) et on se quitte sans déchirement outrancier car on remet ça la semaine prochaine. Gob part avec Sam, Charles démarre son scooter dans un bruit d’enfer de mixer-à-soupe-pour-nouveau-né et je reprend mon vélo, je rentre me coucher « un sifflement dans les oreilles, le dos en vrac, la gueule pâteuse, fatigué mais heureux » comme dit la chanson. Merci au Carreau, au public et à Jack Lang.

Extrait du site Brigitte Bop

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