5 novembre 2011 Garage Lopez, Brigitte Bop, Pin Up Explosion, les Vaches Laitieres, le Réparateur à Marthod « Salle des Fêtes »

On Est Toussaint un peu Punk #3

La machine à son

 

Comme on l’éructe régulièrement sur scène : à Orléans, y’a pas la mer, y’a pas la montagne et y’a même pas la Bretagne ! Donc, on profite du groupe pour voyager à la mer (on était en Bretagne il y a 2 semaines) et à la montagne. Ce qui est sûr, c’est qu’on va plus loin que si on avait choisi le foot. Vu notre niveau, on n’aurait jamais dépassé La Motte Beuvron ou Nogent le Rotrou (les bonnes années) !

En plus, on a fait du tourisme culinaire : saucisson de Lyon, bières artisanale à 8 degrés et crozets à tous les étages. Avec ça dans l’estomac, je vous jure que vous ne vous lancez pas dans 90 minutes sur une pelouse ! 45 minutes sous les projos, c’était un gros maximum. Mais reprenons les choses où nous ne les avons même pas commencées.

Pour éviter de nous cogner 15 heures de camion en 2 jours, on a décollé vendredi soir juste après le taf. Premier arrêt chez Yann in eul’Berry pour une pause pastaga / fromage de chèvre fort salutaire. Deuxième pause culturello-durétique à Jaligny in Bourbonnais et arrivée à minuit vers Charlieu chez la maman de Charles Berryboy pour un en-cas charcutaille / fromage de chèvre toujours aussi salutaire (je vous l’ai dit, on a donné dans le tourisme culinaire) après 4 heures de Nationale 7 sous la pluie et derrière les poids lourds. Un petit dodo et nous v’là d’attaque (après le petit dèj’, quand même) pour un peu de tourisme par monts et par vaux et surtout dans la Brasserie artisanale du Sornin. C’est bien le tourisme, mais ça creuse. Non contente de nous loger, la maman de Charles nous a préparé un saucisson de Lyon de toute beauté. C’est donc gavé jusqu’au yeux de bonne chair locale qu’on s’est entassé dans le Vitolux pour les 3 dernières heures de notre périple. L’idéal pour une digestion efficace !

On est arrivé à Marthod vers 17 H. Le temps de saluer tout le monde et on attaque la 3ème activité principale du week-end après bouffer et rouler : rigoler avec la Lopez team. Pour le rock, on repassera plus tard car après décision unilatérale du Sono Crew, il n’y aura pas de balance.

Finalement, après plusieurs heures à se raconter des conneries en buvant des bières puis à raconter des conneries en dînant savoyard, on est passé aux choses sérieuses : la pétanque. Car oui Nicolas, on a joué à la pétanque un 5 novembre en Savoie.

Malheureusement, la stratégie pourtant durement élaborée par la Team Bastos Bop / Bruno Lopez / Renaud Straight Edge, consistant à foutre plus de bordel que la campement de punks jouxtant le terrain de boules, n’a pas porté ses fruits. Il faut dire que Jean-Luc Lopez a tiré comme un demi-Dieu pendant toute la partie et qu’il est difficile à déconcentrer, habitué qu’il est à supporter l’insupportable.

Bon, c’est pas tout ça, mais si on parlait un peu de musique.

Une grosse centaine de personnes dans le public, à peu près le double en comptant les groupes et l’orga, la salle des fêtes de Marthod est bien remplie quand les Pin up Explosion attaquent. Sur l’affiche, ils disaient que c’était du pop punk. Et bien, c’était du pop punk, reprise des Ramones à l’appui. Une bonne entrée en matière. Les Vaches Laitières ont pris la suite. Sur l’affiche, ils disaient que c’était du ska punk. Heureusement, c’était largement plus punk que ska. Festif à souhait pour satisfaire le public savoyard, le summum a été atteint par la distribution de bière en boite pendant la reprise (splendide) de La Bière des Garçons Bouchers.

On a pris la suite et, entre les problèmes de micro, de sono et de cordes cassés, on a réussi à faire quelques chansons de rock n’roll et quelques blagues les faucilles et Marthod, Papandréou et Genesis (dans le désordre). Notre reprise de La Souris a fait triper au moins un suisse et 2 savoyards.

Les vraies stars de la soirée furent sans nul doute les Garage Lopez et c’est bien légitime. Ils ont balancé un set tout en finesse dans ta gueule comme ils savent le faire et on largement mérité leur surnom de Fabuleux Garage Lopez, comme ils disent sur RTL 2.
Pour finir ce Festival On est Toussaint peu punk, Le réparateur, le duo punk-je-sais-pas-trop-quoi de Lyon a assuré un putain de set avec plein de gros mots, de poésie suburbaine, de rage dedans. Spéciale dédicace à Renaud Séchian avec une reprise épatante de « Société, tu m’auras pas » et je pèse mes mots (contrairement à ce que pourrait laisser penser la litanie ci-dessus).

Après tout ça, on a continué à raconter des conneries, boire des bières, ranger le matos et j’ai mangé une banane (il y avait longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe, isn’t it ?) et finalement, on a décollé pour le gîte. Un quart d’heure de route de montagne à 4 heures du mat’, ça le fait toujours. Sur place, la majorité est allée se coucher et quelques survivants ont continué à raconter des conneries (nettement moins drôles, vu l’état des dits-survivants).

Le lendemain, tout le monde était frais, dispo et sur le pied de guerre à 7 heures pour un bon petit déjeuner ! Non, je déconne, on a émergé plus ou moins péniblement vers 11 heures, pris un café et quelques brioches en écoutant Henri Lopez épancher sa haine de la race humaine ou au moins de tout ce qui ne porte pas de Converse et de perfecto, après quoi chacun a repris sa route et chacun a repris son destin, non sans se bisouter et se promettre de revenir l’année prochaine. Fin de la colo.

Cimer à toute l’équipe de la Machine à sons pour ce concert au bout du monde.

Allez, je vous laisse, je vais manger un morceau car cette histoire m’a donné faim. Pas vous

Commentaire et photos par les Brigitte Bop